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    Douze ans après les premiers massacres attribués aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, au Nord-Kivu, les victimes continuent de réclamer justice. L’activiste des droits humains, Me Merveil Sikwaya Muhindo, évoque plus de 15 000 civils tués et appelle les autorités congolaises à revoir leur stratégie sécuritaire.

    Dans une déclaration faite mercredi 21 octobre 2026, cet acteur de la défense des droits humains a dénoncé la persistance des violences malgré les opérations militaires successivement engagées contre les ADF.

    Selon lui, douze années d’attaques ont profondément affecté les populations, provoquant des pertes humaines considérables, des destructions de biens, des déplacements et une dégradation des conditions socio-économiques.

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    Le bilan de plus de 15 000 morts qu’il avance n’a toutefois pas pu être confirmé de manière indépendante. Les éléments disponibles ne précisent pas la méthodologie utilisée ni le périmètre géographique exact de ce décompte.

    Les massacres qui ont marqué la région de Beni depuis octobre 2014 ont été largement documentés par plusieurs organisations de défense des droits humains. Le 15 octobre dernier, Radio Okapi rappelait notamment la mort d’une trentaine de civils lors des tueries survenues dans le quartier Ngadi, en 2014.

    Pour Me Merveil Sikwaya Muhindo, la poursuite des attaques impose une réévaluation des dispositifs militaires afin de renforcer la protection des civils et de limiter la capacité de nuisance des groupes armés.

    Mais son plaidoyer ne se limite pas à la réponse sécuritaire. L’activiste insiste également sur la nécessité de reconnaître les droits des victimes, notamment à travers l’accès à la justice, la réparation des préjudices et un accompagnement adapté aux conséquences des violences.

    Cette question demeure particulièrement sensible pour les familles endeuillées, les survivants et les personnes déplacées, dont une partie continue de subir les conséquences psychologiques, sociales et économiques des attaques.

    Douze ans après le début de cette vague de massacres, le débat dépasse ainsi la seule efficacité des opérations militaires. Il porte également sur les mécanismes permettant d’identifier les responsables des crimes, de lutter contre l’impunité et de garantir aux victimes une réparation effective.

    Jonathan Bavonga

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