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    La riposte contre Ebola dans la zone de santé de Nia-Nia fait face à de nouvelles difficultés. La plus urgente concerne le manque de carburant pour faire fonctionner le groupe électrogène qui alimente le laboratoire du Centre de Traitement Ebola (CTE).

    Cette situation bloque l’analyse des échantillons prélevés sur des cas suspects, une étape indispensable pour confirmer ou infirmer les cas de maladie à virus Ebola.

    Selon le bulletin épidémiologique publié ce jeudi 23 juillet 2026 et consulté par buniaactualite.cd, huit échantillons n’ont pas encore été analysés faute de carburant pour alimenter le moteur.

    Interrogé à ce sujet, le Dr Joseph Pemanakue, médecin chef de zone de santé, confirme la situation et alerte :

    « Nous avons reçu un moteur de la part de la coordination nationale de la riposte, le problème maintenant est qu’il n’y a plus de moyen pour acheter du carburant et même le système solaire qu’on a ne supporte pas la machine du laboratoire, voilà pourquoi il y a un problème ».

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    Il prévient que, si une solution n’est pas trouvée rapidement, de nombreux autres échantillons risquent de rester en attente, le laboratoire en réceptionnant chaque jour.

    Outre le carburant, la zone de santé fait face à une rupture imminente de chlore, un intrant essentiel pour la désinfection. Une situation qui pourrait compliquer davantage la riposte sur le terrain.

    Depuis la déclaration de l’épidémie dans la zone de santé de Nia-Nia, le 13 juin dernier, 78 cas confirmés, dont une vingtaine parmi le personnel soignant, ont été notifiés. Quarante-trois décès ont été comptabilisés et notifiés, tandis que 11 guérisons ont été enregistrées en moins d’une semaine au Centre de Traitement Ebola de l’Hôpital Général de Référence de Nia-Nia.

    Cependant, la riposte reste suspendue à Bafwabango PK 51, sur l’axe Nia-Nia–Isiro, après l’incendie du Centre de Traitement Ebola (CTE) de Bafwabango, le 30 juin dernier, par un groupe de personnes mal intentionnées. Le centre de santé Jihudi avait également été réduit en cendres le même jour.

    Esdras Kaghoma, depuis Nia-Nia

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