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    La tension est montée d’un cran à Ndrele, dans le territoire de Mahagi (Ituri) . Ce vendredi 28 août 2026, une importante vague de protestation a gagné les rues du centre commercial, où la population s’est mobilisée pour exprimer sa colère après l’assassinat de deux jeunes commerçants.

    Uponjuru Mungujakisa, 37 ans, et Ukumu Alberic, 22 ans, avaient été abattus dans la nuit du 20 au 21 août sur l’avenue Suu.

    Ce samedi matin, plusieurs boutiques sont restées fermées. Des jeunes ont encore manifesté dans les rues avant d’être dispersés par les éléments de l’ordre, renseigne une source locale.

    Les habitants en colère pointent du doigt les présumés auteurs de ce crime. Selon plusieurs sources locales, les suspects identifiés seraient désormais entre les mains de la justice afin de répondre de leurs actes.

    La population exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient établies sans complaisance.

    Dans le sillage de ces manifestations, plusieurs biens auraient également été détruits ou pillés. Il s’agit notamment de deux véhicules, d’une somme d’argent, d’une maison ainsi que de plusieurs articles de commerce.

    Chez une autre dame, répondant au nom de Biyika, la maison aurait été incendiée et plusieurs biens pillés. Un troisième cas concerne un homme présenté comme étant venu de Djugu, qui se trouvait chez un certain Abedi au moment des événements.

    Le présumé Abedi se trouve encore dans les locaux de la Police nationale congolaise (PNC), au commissariat de Ndrele, selon les informations communiquées.

    La SOCICO appelle au calme

    Face à la poursuite des violences, la Coordination territoriale de la SOCICO/Mahagi appelle la population au calme et au respect des textes de la République.

    Pour son coordonnateur, Nestor Mungudjakisa, les actes de représailles ne peuvent pas constituer une réponse à la perte de vies humaines ou de biens.

    « On ne peut revendiquer la mort par une mort, les pertes des biens par des pertes », souligne Nestor Mungudjakisa, qui met en garde la population de Mahagi contre tout acte de justice populaire.

    Ce responsable de la société civile déplore également la dégradation de l’image pacifique traditionnellement associée à la population de Mahagi.

    « La population de Mahagi, pacifique auparavant, perd cette valeur de la paix connue comme naturelle aux yeux du monde. Laissons à l’État de faire son travail correctement. Nous ne voulons pas de la justice populaire », a-t-il déclaré dans un message parvenu à notre rédaction vendredi soir.

    La SOCICO/Mahagi demande enfin aux autorités judiciaires et sécuritaires de renforcer la protection de la population et de ses biens, alors que la situation demeure préoccupante à Ndrele.

    « Vraiment, nous déplorons la justice populaire », conclut la Société civile du Congo.

     

    Rédaction

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