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    Dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et les épreuves du quotidien, une initiative originale a permis de remettre les femmes au centre de l’attention à Bunia, en province de l’Ituri. À l’occasion du mois de la femme, une compétition baptisée « Miss Maman » a été organisée le 22 mars 2026, mettant à l’honneur la résilience, la dignité et la confiance des mères.

    Parmi les participantes, une figure s’est particulièrement distinguée : Maman Rose, épouse de Papa Richard Udanga, grand-mère de huit enfants. La doyenne du concours a marqué les esprits par son courage, sa prestance et sa détermination, s’imposant comme l’une des participantes les plus inspirantes de cette édition.

    Organisée par Léonie Bihima, journaliste et présentatrice de l’émission « Femme visionnaire » à la Radio Télévision Sango Malamu (RTS), cette activité visait bien plus qu’un simple divertissement. L’objectif était double : offrir un moment de détente aux femmes, mais aussi leur redonner confiance en elles, notamment après les transformations physiques et psychologiques liées aux maternités.

    Dans son témoignage, Maman Rose a expliqué les motivations profondes de sa participation. Elle évoque notamment une période difficile marquée par la maladie de son époux, qui l’a plongée dans un stress intense ces dernières années.

    « Cette compétition était pour moi un moyen de me libérer, de me retrouver », a-t-elle confié.

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    Sa participation s’est ainsi transformée en un véritable acte de résilience personnelle, lui permettant de retrouver une certaine sérénité et de se réaffirmer en tant que femme, au-delà de ses responsabilités familiales.

    Dans une province comme l’Ituri, durement affectée par les violences et l’insécurité, le stress est devenu une réalité quotidienne pour de nombreuses femmes. Pour plusieurs participantes, cette initiative a constitué une bouffée d’oxygène.

    Certaines ont d’ailleurs exprimé le souhait de voir ce type d’activités se multiplier, estimant qu’elles contribuent à leur bien-être psychologique et à leur valorisation sociale.

    La compétition « Miss Maman », ouverte aux femmes âgées de 30 ans et plus, s’inscrit ainsi dans une dynamique de reconnaissance du rôle central des femmes dans la société, tout en brisant certains stéréotypes liés à l’âge, à la maternité ou à l’apparence physique.

    Au-delà des résultats, c’est surtout un message fort qui se dégage : celui d’une féminité assumée, résiliente et digne, même dans les contextes les plus difficiles.

    Rédaction

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