L’Organisation pour l’éducation, l’engagement et le développement inclusif (OREEDI) en partenariat avec UNFPA et SOFEPADI a animé une activité de sensibilisation de 16 jours d’activisme sur les violences faites aux femmes et aux jeunes filles ce mercredi 10 Décembre 2025 à l’Université de Bunia, province de l’Ituri.
Le thème principal : « mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les jeunes femmes », qui a été au centre de cette session de sensibilisation.
Selon Jean‑Paul Letumita, coordonnateur de l’organisation pour l’engagement et le développement inclusif, cette activité s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre en milieu universitaire.
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L’objectif était de mieux comprendre les différentes formes de violences numériques et d’encourager leur dénonciation.
« L’objectif de cette journée était d’inviter toutes les étudiantes. Nous avons constaté que les étudiantes sont victimes de violences faites à leurs égards. C’est dans cette optique que nous avons approché les étudiantes sensibilisées et les amenées à comprendre ce qu’elles-mêmes sont en train de vivre. Il y a certaines histoires qui se passent entre elles et les enseignants mais elles n’arrivent pas à dénoncer ; c’est pourquoi nous avons rapproché et réveillé chez elles cet esprit de pouvoir dénoncer toutes les violences qu’on est en train de subir », a indiqué Jean‑Paul Letumita.
Il a également précisé qu’en touchant l’aspect numérique dans cette campagne de sensibilisation, il était aussi question d’amener les étudiants à une utilisation responsable des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
« En abordant l’aspect numérique, il s’agissait aussi d’amener l’étudiante à utiliser utilement son téléphone, Internet et tout ce qui touche au numérique, au lieu de passer tout son temps sur TikTok, Facebook, WhatsApp et autres distractions, pour qu’elle utilise ces outils dans ses recherches scientifiques », a-t‑il ajouté.
Abordées après cette sensibilisation, certaines participantes ont salué cette action qui, selon elles, les a sorties de l’ignorance.
« Je suis heureuse avec cette sensibilisation ; aujourd’hui je suis prête à dénoncer tout cas d’abus sexuel fait par un enseignant », a indiqué une participante.
Jonathan Bavonga

