En réaction à l’attaque meurtrière ayant coûté la vie à plus de 40 civils à Komanda, le député national Gilbert Sivamwenda a plaidé pour le retour à une gestion civile des affaires publiques, dénonçant l’inefficacité de l’état de siège en Ituri.
Présent à Komanda, dans le territoire d’Irumu, le 28 juillet, l’élu de Mambasa a profité du culte d’hommage aux victimes pour interpeller publiquement les autorités. « Si on était en train de siéger, on devait les inviter pour qu’ils s’expliquent, mais ils nous ont ravi le pouvoir », a-t-il lancé devant une foule en pleurs.
Selon lui, seule la restauration du pouvoir civil permettrait d’exiger des comptes à l’exécutif provincial. « Qu’ils nous remettent notre pouvoir pour continuer à défendre l’intérêt de la population », a-t-il insisté.
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S’adressant au président de la République, il a appelé à la fin de l’état de siège afin que les forces armées se consacrent à leur mission principale : la sécurité.
« J’espère que le chef de l’État va l’écouter à travers les médias ici présents : qu’il remette le pouvoir aux civils et que les militaires et les policiers s’occupent de leur mission régalienne », a-t-il déclaré.
Dans son message, le député a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées. « On ne peut pas continuer à enterrer des Congolais chaque jour sans enquête, sans audience », a-t-il déploré.
Pour mémoire, dans la 5 nuit du 26 au 27 juillet 2025, plus de 40 civils ont été tués à Komanda. La plupart des victimes étaient des croisés rassemblés pour une veillée de prière à la paroisse catholique Bienheureuse Anuarite.
S’agissant de l’état de siège, cette administration spéciale a été instaurée depuis maintenant 4 ans dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour principalement faire face à l’insécurité. 4 ans après, certaines voix ne cessent de se lever pour solliciter le retour au régime normal
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