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    C’est un appel à la mobilisation urgente que lance Médecins sans frontières (MSF), à l’aube de son départ de la région de Salamabila, dans la province du Maniema (Centre-Est de la RDC).

    Après sept années d’intervention majeure, l’ONG humanitaire met un terme, fin octobre, à son projet de prise en charge des survivant(e)s de violences sexuelles.

    L’annonce a été faite ce jeudi à Kinshasa lors d’un café de presse par Emmanuel Lampaert, représentant Pays de MSF en RDC. L’objectif de cette rencontre était d’alerter sur la nécessité de pérenniser les acquis d’un programme qui a secouru des milliers de personnes.

    Depuis 2019, les chiffres témoignent de l’ampleur de la crise : MSF a pris en charge pas moins de 16 445 survivant(e)s de violences sexuelles dans cette zone marquée par l’insécurité et la précarité. Un nombre qui souligne la gravité des abus subis par les populations locales, en particulier les femmes et les filles.

    Selon M. Lampaert, le départ de l’organisation soulève une inquiétude majeure quant à la continuité des soins et de l’aide psychologique pour les victimes. MSF insiste sur le fait que les avancées réalisées, tant en matière de prise en charge médicale et psychosociale que de sensibilisation communautaire, ne doivent pas être perdues.

    « En vue de son départ fin octobre, l’organisation appelle à la mobilisation afin que les avancées en matière de prise en charges des victimes et de sensibilisation dans le domaine perdurent, » a déclaré Emmanuel Lampaert.

    La région de Salamabila, souvent isolée, dépendait fortement de l’expertise et des ressources de MSF pour répondre à ces violences. L’appel de l’ONG s’adresse désormais aux autorités congolaises, aux partenaires locaux et aux acteurs humanitaires encore présents, les exhortant à prendre le relai.

    Il est essentiel de garantir que les victimes de violences sexuelles au Maniema continuent d’avoir accès aux soins post-exposition et au soutien vital dans les délais requis, notamment pour prévenir les infections et les grossesses non désirées.

    Rédaction

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