En dépit d’un contexte sécuritaire marqué par les incursions répétées des rebelles ADF dans la chefferie des Bandaka, la zone de santé de Nia-Nia confirme la tenue d’une campagne de vaccination contre la poliomyélite du 16 au 18 avril 2026.
Selon le médecin chef de zone, le Dr Joseph Pemanakue, cette opération de santé publique vise à immuniser environ 32 000 enfants âgés de 0 à 59 mois.
« Notre zone de santé s’apprête à l’organisation de la campagne de vaccination contre la poliomyélite. Les enfants déplacés suite aux attaques ADF devront être vaccinés ici à Nia-Nia centre car leurs villages restent déserts suite à l’insécurité », a-t-il précisé.
Les enfants déplacés en provenance notamment des aires de santé de Badengaido et Bafwakoa seront identifiés et pris en charge à Nia-Nia-centre, principal point de regroupement sécurisé pour cette campagne.
Sur le plan technique, chaque enfant recevra quatre gouttes de vaccin, dont deux pour le VPO bivalent et deux autres pour le nouveau vaccin oral (NVPO), dans le cadre de la stratégie de riposte contre la poliomyélite.
Au-delà de la vaccination, cette campagne servira également à détecter les enfants n’ayant pas complété leur calendrier vaccinal et à identifier d’autres maladies évitables.
« Il sera aussi l’occasion de rechercher les enfants qui n’ont pas bien fini leur calendrier vaccinal », a ajouté le Dr Pemanakue, appelant les parents à adhérer massivement à cette initiative.
« La poliomyélite est une maladie qui peut rendre un enfant infirme toute la vie », a-t-il insisté.
Le maintien de cette campagne dans un contexte d’insécurité illustre les défis auxquels font face les services de santé en Ituri, contraints d’adapter leurs stratégies pour atteindre les populations déplacées tout en garantissant un minimum de couverture sanitaire.
Esdras Kaghoma

