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    Des « enlèvements ciblés », voilà le nouveau mode opératoire des miliciens Maï-Maï Kyandenga au groupement Bakaiku, à plus ou moins 60 kilomètres au Sud-Ouest de Biakato dans le territoire de Mambasa.

    D’après la société civile de cette chefferie, au cours des dernières semaines, au moins 6 chefs de base (responsables locaux) ont été enlevés par ces miliciens regroupés dans cette partie de la province de l’Ituri. Certains de ces chefs ont été libérés en contre partie de payement de rançon.

    L’exemple est d’un chef qui a payé au moins 3500 dollars pour sa liberté. Les autorités sont au courant de ça ”, explique Gibert Kasereka Sivamwenda, coordonnateur de cette structure citoyenne à Babila Babombi.

    En date du 10 décembre, ces mêmes miliciens ont tué un activiste des droits de l’homme dans le même groupement. D’après des sources locales, il a été ciblé au motif qu’il dénonce leurs exactions auprès des autorités militaires.

    Comme si cela ne suffisait pas, ce vendredi 16 décembre, 2 civils ont encore été enlevés. Ils sont tous deux, membres de la famille du président de la société civile noyeau de Bakaiku, l’autre cible de cette milice.

    M. Sivamwenda qui dénonce ce qu’il appelle, la « passivité des autorités compétentes face aux actes des violations graves des droits de l’homme » , craint le pire si les autorités compétentes laissaient le temps à ces miliciens de se réorganiser, après l’arrestation de leur leader.

    Nous sommes en train d’alerter les autorités militaires, souvent on nous promet que ces miliciens seront traqués dans un bref délai. Nous pensons qu’il est temps de mettre fin à l’aventure de ces miliciens ”, plaide-t-il.

    Aucune communication, pour l’instant, des autorités militaires par rapport à cette situation, ni de l’administration territoriale.

    C’est depuis le dimanche 18 septembre à Butembo (Nord-Kivu), que Jean-Baptiste Kambale Paluku allias Kyandenga était maîtrise par les services de sécurité. Ce dernier est le chef du groupe Maï-Maï Kyandenga, opérant aussi dans le territoire de Mambasa (Ituri).

    Redaction

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