Trois civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), survenue dans la soirée du mardi 28 juillet 2026 au village de Nakota, situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Biakato, dans le groupement Bangole, chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri).
L’information a été rapportée ce mercredi 29 juillet par Rams Malikodigo, responsable de l’ONG APDEF (Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables).
Selon lui, les assaillants ont d’abord enlevé plusieurs civils avant de tuer deux d’entre eux. Il affirme que M. Kamabu et son travailleur ont été égorgés sous les yeux de l’épouse de M. Kamabu et de leur fils de 14 ans. La femme aurait ensuite été relâchée, tandis que le garçon aurait été emmené par les assaillants.
« Lors de leur passage, un garçon a été aussi tué par ces hors-la-loi, toujours dans la même zone. Ainsi, dans la journée de ce mercredi 29 juillet 2026, la présence de l’ennemi est signalée à Kasoko-Mbopi où plusieurs coups de balle ont été audibles. Jusqu’à présent, le bilan de ces crépitements reste inconnu », a précisé Rams Malikodigo.
Ces informations ont été confirmées par Kakule Albéric, chef de base de la zone. Il indique que le bilan de l’attaque signalée à Kasoko-Mbopi n’est pas encore connu, la localité n’étant pas couverte par le réseau de télécommunication.
De son côté, l’ONG APDEF précise que deux des trois corps des civils tués mardi à Nakota ont été ramenés ce mercredi à Biakato, une situation qui accentue la psychose au sein de la population.
Face à cette insécurité persistante, l’organisation appelle les habitants de Bahiti, Maleki, Beu, Musangwa, Mamove, Kalalangwe et Mabuho à faire preuve d’une grande vigilance et à éviter de fréquenter les zones jugées à risque.
L’ONG recommande également aux Forces armées de la RDC (FARDC) de renforcer leurs opérations afin de mettre un terme aux exactions attribuées aux ADF, qui continuent d’endeuiller les populations civiles de cette partie de l’Ituri depuis plusieurs semaines.
Yves Romaric Baraka

