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    Une incursion attribuée aux rebelles des ADF a semé la peur dans la localité de Bahaha, chef-lieu de la chefferie des Babila Bakwanza, dans le territoire de Mambasa, la soirée du mardi 9 juin 2026.

    Selon les informations de la société civile locale, les assaillants ont été signalés entre 18h30 et minuit. Leur présence a provoqué un mouvement de panique au sein de la population, poussant de nombreux habitants à abandonner leurs maisons pour se réfugier dans la brousse, redoutant d’éventuels affrontements entre les rebelles et les forces de sécurité.

    L’ennemi serait arrivé par la partie sud de Bahaha, une localité située à environ 45 kilomètres à l’est de Mambasa sur la Route nationale numéro 4 (RN4), axe Bunia-Mambasa.

    Face à cette menace, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont rapidement intervenues. D’après la société civile, leur réaction a permis de repousser l’attaque et d’assurer la protection des populations civiles.

    Au matin de ce mercredi 10 juin, le calme est progressivement revenu dans la zone. Les habitants qui avaient passé la nuit dans la brousse ont commencé à regagner leurs domiciles tandis que la circulation a repris normalement sur la RN4.

    La société civile de Bakwanza, par le biais de son rapporteur, Faustin Kasindo Babanote, appelle les services de sécurité à maintenir la pression contre les groupes armés afin d’éviter toute nouvelle menace dans cette partie du territoire de Mambasa. Elle invite également la population à rester vigilante et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité.

    Aucun décès ni dégât matériel n’ont été enregistrés lors de cette attaque, selon les informations disponibles.

    Cette nouvelle incursion intervient quelques jours seulement après l’attaque de Makwangi survenue le 6 juin dernier dans la même chefferie. La société civile rappelle par ailleurs que de Makoko à Bandikongbe, soit une dizaine de villages situés le long de la RN4 dans cette zone opérationnelle, les populations vivent toujours sans couverture des réseaux de télécommunication, une situation qui complique davantage l’alerte précoce et la circulation des informations sécuritaires.

     

    Redaction

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