Le chef du groupement Bafwakoa, Asinota Bambinongama Janvier, lance un appel au retour des déplacés dans leurs villages respectifs, deux mois après l’attaque qui avait visé le village Bafwakoa, chef-lieu de la chefferie des Bandaka, situé à 40 km de Nia-Nia sur la RN4.
S’exprimant auprès de buniaactualite.cd ce samedi 6 juin 2026, le chef Asinota rassure que les FARDC sont déployées dans plusieurs villages afin d’assurer la sécurité dans son groupement. L’autorité coutumière affirme être elle-même déjà présente dans son entité.
« Les FARDC sont dans les six localités de mon groupement pour la sécurité. Moi-même, je suis déjà de retour dans mon groupement. Vous avez intérêt à revenir dans vos villages respectifs au lieu de souffrir à Nia-Nia », a-t-il dit, Asinota Bambinongama Janvier, chef du groupement Bafwakoa.
Cette autorité coutumière lance également un appel au gouvernement afin de renforcer les effectifs militaires dans son entité en particulier et dans l’ensemble des villages de la chefferie des Bandaka menacés par les ADF.
Il révèle que depuis l’attaque de Bafwakoa par les ADF, plus de 40 civils ont été atrocement tués par l’ennemi, dont un gardien de coutume des Bandaka, une situation qui fragilise actuellement la coutume Ndaka.
« Après l’attaque ADF du 1er avril dernier, plusieurs civils, dont le gardien de coutume et nombreux vieux sages de mon Groupement ont été tués. Notre chefferie est actuellement détruite suite à l’insécurité. Nous avons besoin de plus de sécurité. Nous sommes destabilisés », se désole le chef du groupement.
Notons que la première attaque des ADF contre la chefferie des Bandaka avait visé, au mois de mars dernier, le village Babesua, sur l’axe Nia-Nia-Mambasa de la RN4, où une vingtaine de compatriotes avaient été tués. La seconde attaque est celle qui avait ciblé Bafwakoa.
Esdras Kaghoma depuis Nia-Nia

