Le chef de la chefferie des Bandaka, Christian Alimasi, a lancé ce lundi 16 mars 2026 un appel à la population de Nia-Nia pour qu’elle reste calme et fasse confiance aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à la suite de la récente attaque de Muchacha attribuée aux ADF.
« Je demande à la population de demeurer vigilante, de dénoncer tout mouvement suspect et de collaborer avec les FARDC et la Police nationale congolaise », a-t-il déclaré dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.
Cet appel intervient alors que le centre de négoce de Nia-Nia enregistre un afflux de déplacés en provenance de Badengaido, qui fuient les attaques des ADF dans le site minier de Muchacha, situé à plus de trois heures de marche au nord-est de Badengaido.
Christian Alimasi a également exhorté les chefs des quartiers et des avenues de Nia-Nia à enregistrer chaque nouveau venu afin de prévenir toute infiltration.
Le chef de la chefferie des Bandaka a de nouveau insisté sur la nécessité pour la population de rester calme et de collaborer avec les services de sécurité. « Je demande à la population de demeurer vigilante, de dénoncer tout mouvement suspect et de collaborer avec les FARDC et la Police nationale congolaise », a-t-il réaffirmé.
Cet appel intervient dans un contexte marqué par l’arrivée de nombreux déplacés venus de Badengaido, qui fuient les attaques des ADF au site minier de Muchacha. Christian Alimasi a aussi invité les responsables des quartiers et avenues à identifier tout visiteur afin d’éviter toute infiltration de l’ennemi. « Nous devons travailler ensemble pour sécuriser notre communauté », a-t-il ajouté.
Les déplacés, composés d’enfants, de femmes et de personnes âgées, vivent dans des conditions difficiles et n’ont pour l’instant reçu aucune assistance. La situation humanitaire demeure préoccupante dans la zone.
Le chef de la chefferie des Bandaka a toutefois rassuré la population, affirmant que les autorités sont à pied d’œuvre pour sécuriser la région et protéger les civils. « Je vous assure que nous allons faire tout notre possible pour protéger nos populations », a-t-il conclu.
À noter que, jusqu’à présent, aucune assistance n’a encore été apportée aux déplacés, et leurs souffrances continuent de s’accentuer.
Esdras Kaghoma depuis Nia-Nia.

