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    La nuit du samedi 12 au dimanche 13 juillet 2025, a été une fois de plus « inquiétante » pour des habitants de Makumo, dans la chefferie de Babila Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Une insécurité grandissante à Babila Babombi, qui pousse certaines organisations a estimé que « la population a été délaissée face aux cambriolages ». 

    Un dépôt d’achat de cacao, situé dans le bloc Coton, a été la cible d’un cambriolage « spectaculaire » mené par des individus vêtus de tenues militaires. Une somme d’argent considérable, dont le montant exact n’a pas encore été communiqué, a été emportée par les assaillants qui ont ouvert le feu à plusieurs reprises avant de s’enfuir, rapporte une dépêche de la CRDH parvenue à buniaactualite.cd ce dimanche 13 juillet 2025.

    Ce nouvel incident vient confirmer une recrudescence alarmante de l’insécurité dans cette partie du territoire de Mambasa, sous état de siège. Selon Ram’s Malikidogo, de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) de Mambasa, ce cambriolage n’est malheureusement pas un cas isolé. « Dans l’espace d’un mois, nous avons documenté 33 cas de cambriolages nocturnes et de vols à main armée », alerte-t-il.

    Ce qui rend la situation d’autant plus préoccupante, c’est le manque « remarquable » d’intervention des autorités. « Le dépôt de cacao attaqué se trouve pourtant à proximité d’un camp militaire, mais aucune aide n’est venue secourir les victimes », s’alarme-t-il.

    La population se sent abandonnée et impuissante face à cette vague de criminalité. « Pendant tout ce temps, la population n’a que ses yeux pour pleurer sans aucune assistance de la part des autorités », déplore Ram’s Malikidogo.

    Si jusqu’à aucune autorité n’a encore réagi face à cette montée de l’insécurité, la CRDH Mambasa lance un appel fort à la population.

    « Vu la recrudescence de l’insécurité dans la zone, nous appelons la population à se prendre en charge car cela reste le seul moyen d’agir ». Un appel désespéré qui souligne l’urgence de la situation et le sentiment « d’abandon » ressenti par les habitants de Babila Babombi, contraints de « se défendre eux-mêmes face à la violence ».

    Rédaction

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