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    C’est sur décision de la Cour d’Appel de l’Ituri, apprend-t-on, que la police a procédé au déguerpissement ce vendredi 24 mars 2023 de plus de 50 ménages situés dans une concession qui appartient à la famille Abibu. Cette propriété se situe au quartier Makoko, groupement Nyangwe, en chefferie de Mambasa, dans le territoire portant le même nom, en province de l’Ituri.

    Un conflit de concession qui date

    Depuis plus de 3 ans, un conflit foncier a opposé la famille Abibu à monsieur Kadaba sur la propriété de cette concession vendue et habitée par des particuliers.

    D’après les sources judiciaires, la cour d’appel de l’Ituri a confirmé la décision du tribunal de grande instance en donnant raison à la famille Abibu et décidé de déguerpir tous les occupants de ce patrimoine immobilier, désormais considérés comme étant des occupants illégaux.

    Pour le chef du quartier Makoko 1, il dit reconnaître avoir été au courant de cette décision mais, considère ce déguerpissement comme une surprise.

    C’est une surprise pour moi mais, je connais qu’il y avait un conflit entre la famille Abibu et monsieur Kadaba. Il est vrai que la justice a donné raison à la famille Abibu, c’est ça qui crée cette situation’ ”, a affirmé Masudi Salambongo qui s’est confié à buniaactualite.cd, ce vendredi 24 mars 2023.

    Cette autorite locale ajoute : “ Ils ne sont pas chassés définitivement. Il leurs est recommandé de se procurer ces parcelles légalement pour continuer à y habiter. Je crois dans peu de temps, ils vont régulariser la situation pour regagner leurs habitations » a-t-il conclu.

    Adidani Abibu qui représente la famille désormais propriétaire du domaine, c’est une décision judiciaire qui s’applique à tous :

     »Les gens doivent laisser de doigter la famille Abibu, cette décision est judiciaire. Nous ne devons que récupérer ce qui nous appartient. J’invite la population de Mambasa d’avoir la culture de se procurer des parcelles par voie légale » a-t-il précisé.

    Certains ménages manquent où aller

    Parmi les occupants déguerpis, certains ne savent à quel saint se vouer. Le cas d’une femme, mère de 6 enfants dont les objets sont sur l’avenue plaident.

    Nous sommes surpris par cette situation, brusquement nous avons vu nos objets jetés sur l’avenue pourtant, nous avons acheté cette parcelle. Maintenant, nous ne savons pas où aller. Nous sommes innocents ”, a-t-elle plaidé.

    Une autre femme dont la famille est déguerpie témoigne. “ Nous ne comprenons pas l’Etat. Comment peut-il ne pas reconnaître même le peu d’argent que nous avons donné pour cette parcelle ? Que les chefs cherchent un endroit pour nous ”, a-t-elle lancé.

    Signalons que d’autres occupants avaient déjà déclenché la procédure de procuration légale de ces domaines dont les propriétaires fixeraient une somme de 2.000 $ pour une parcelle de 25 mètres sur 20.

    Ismaël Masiya Akilimali

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