À l’aube du mois sacré de Ramadan, le territoire de Mambasa comme l’ensemble du monde musulman se prépare à entrer dans une période de profonde dévotion spirituelle.
L’Amir Sheikh Ibrahim Aly, chef de l’entité islamique locale, a officiellement exhorté, ce mardi 17 février 2026, la communauté musulmane des trois régions islamiques de la juridiction à accueillir ce quatrième pilier de l’Islam sous le signe de la piété, de l’amour et d’un rapprochement sincère avec le Créateur.
« Nous devons aborder ce mois béni non pas comme une contrainte, mais comme une opportunité unique de purifier nos cœurs et de fortifier notre foi », a déclaré le leader religieux lors de son allocution.
Loin d’être une simple privation physique, le jeûne du Ramadan est rappelé ici dans sa dimension éthique : un exercice de discipline où l’abstinence de nourriture et de boisson, de l’aurore au crépuscule, s’accompagne d’une réforme du comportement.
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Le Sheikh a insisté sur le fait que ce rite perdrait son essence s’il ne s’accompagnait pas d’un éloignement radical des vices. « Le véritable jeûne ne se limite pas à l’estomac ; il doit aussi concerner la langue, les yeux et l’esprit. Se tenir loin de l’avarice et de tout acte blâmable est le gage d’un Ramadan accepté », a-t-il précisé.
Dans un contexte où la stabilité régionale demeure une préoccupation majeure, l’Amir a saisi cette opportunité pour lancer un appel vibrant à la méditation collective. Au-delà de la pratique individuelle, les musulmans de Mambasa sont invités à faire de leurs veillées un plaidoyer pour la concorde.
« J’appelle chaque frère et chaque sœur à méditer profondément sur notre responsabilité collective dans la société et à implorer sans relâche la paix pour notre territoire », a-t-il martelé, rappelant que la piété est indissociable de la recherche de la sécurité et de la fraternité humaine.
Rahimu Jules César

