Des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits humains appellent les autorités à renforcer la sécurité dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, après une attaque d’hommes armés signalée près du site minier de Mutchatcha-Mavuvu, le mercredi 11 mars 2026.
Selon plusieurs sources locales, des individus armés ont fait incursion dans cette zone aurifère située dans la chefferie de Bombo, provoquant la panique parmi les exploitants artisanaux et les habitants des localités environnantes.
Des coups de feu entendus dans la zone ont contraint plusieurs familles à abandonner leurs habitations et leurs campements miniers pour se mettre à l’abri dans des villages jugés plus sécurisés.
Des voix s’élèvent pour demander une intervention rapide des forces de sécurité afin de protéger les populations et les exploitants artisanaux.
Un défenseur des droits humains basé dans la région estime que la présence des forces de sécurité devrait être renforcée autour des sites miniers du territoire de Mambasa, souvent exposés aux incursions d’hommes armés.
Selon lui, la sécurisation de ces zones est essentielle pour prévenir de nouvelles attaques et rassurer les habitants.
Dans la zone de Mutchatcha-Mavuvu, plusieurs exploitants artisanaux congolais auraient suspendu leurs activités par crainte d’une nouvelle incursion armée.
Cette exploitation artisanale de l’or s’exécute en majorité par des congolais en partenariat avec des investisseurs vietnamiens.
Des sources locales évoquent également des mouvements de population vers d’autres localités du territoire de Mambasa, certains habitants préférant quitter temporairement les sites miniers.
Le territoire de Mambasa, riche en ressources aurifères, reste régulièrement confronté à des incidents sécuritaires autour de certains sites miniers.
Ces zones isolées attirent souvent des groupes armés, ce qui entraîne des perturbations des activités économiques et des déplacements de population.
Jusque-là, les autorités administratives et sécuritaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de l’incident.
Rédaction

