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    Un mouvement massif de population est observé depuis jeudi 7 mai 2026 à Biakato, chef-lieu de la chefferie des Babila Babombi, en territoire de Mambasa, après une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF.

    Craignant pour leur sécurité, plusieurs familles quittent la zone pour rejoindre des localités jugées plus sûres, notamment Makumo, Mangina et Beni, au Nord-Kivu.

    Dans ce contexte de panique, certains conducteurs de motos-taxis ont fortement augmenté les prix de transport, suscitant indignation et colère au sein de la population.

    Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le trajet Biakato-Makumo est passé de 10 000 à 30 000 francs congolais par personne. Pour rejoindre Mangina ou Beni, certains motocyclistes exigeraient désormais jusqu’à 120 000 francs congolais contre 40 000 auparavant.

    Face à cette situation, certains responsables d’associations de motos-taxis dénoncent ces pratiques qu’ils jugent contraires à l’esprit de solidarité en période de crise. Ils appellent leurs collègues au patriotisme et à la responsabilité.

    Réagissant à cette situation, le chef de la chefferie des Babila Babombi, Sa Majesté Ernest Masumbuko Asunia, affirme avoir reçu plusieurs plaintes de la population concernant cette hausse des tarifs.

    « Nous condamnons fermement les comportements de certains conducteurs de motos-taxis qui klaxonnent partout où ils passent, ce qui contribue à paniquer davantage la population. Certains ont même augmenté les prix des courses, une situation que nous déplorons », a déclaré l’autorité coutumière.

    Le chef de chefferie rassure cependant que les services de sécurité et de défense sont mobilisés sur le terrain et appelle la population au calme ainsi qu’à la collaboration avec les autorités compétentes.

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    Malgré ces assurances, une forte psychose continue de régner à Biakato. Selon des sources locales, les corps de plusieurs civils tués lors de l’attaque sont encore gardés à la morgue, en attendant la sécurisation complète de la zone pour permettre les fouilles.

    Yves Romaric Baraka

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