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    Le Maire de Bunia s’oppose catégoriquement à une série de journées ville morte décrétées par la coordination provinciale de la société civile de l’Ituri à partir de ce mercredi 18 janvier 2023. Jonh Cabuine qui dit ne pas reconnaître ces appels, menace de « sceller chaque boutique qui n’ouvrira pas sa porte ».

    Pendant que ces journées ont été décrétées par la société civile forces vives en mémoire des civils tués depuis le début de l’année 2023, le numéro 1 de la ville de Bunia estime que le « problème de l’Ituri ne sera pas résolu par des journées ville morte »

    Lossa est un intellectuel. Il sait que le problème de l’Ituri ne sera pas résolu par des journées ville morte. C’est plutôt le manque de confiance entre les communautés ”, martelle-t-il au micro de nos confrères de la Radio Maendeleo Bunia.

    Traitant d’un « opposant » le coordonnateur de la société civile, John Cabuine, s’interroge si Lossa distribuera de la nourriture à cette population qui vit au taux du jour.

    Lossa est un patron, il a déjà fait sa provision comme ces opérateurs économiques. Les gens qui ne vont pas travailler, ils vont vivre comment, il va leur donner à manger ? ”

    Pour l’autorité urbaine, décrétée ces journées ville morte, c’est un sabotage, un crime économique. D’où il invite la population à vaquer librement à ses occupations.

    Les boutiques qui ne vont pas ouvrir, seront scellées et avant leur réouverture les propriétaires payeront (…) ”, prévient-il.

    La société civile, coordonnation provinciale de l’Ituri, qui dit avoir dénombré 89 morts des civils en l’espace de 10 jours soit du 06 au 15 janvier 2023, a décrété ces 3 journées à partir du mercredi 18 janvier pour compatir avec les familles des victimes. Une série de journées ville morte qui, selon Dieudonné Lossa, concerne aussi les les écoles et universités au-delà des activités économiques.

    Verite Johnson

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