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    La tension est brutalement montée d’un cran ce lundi 20 juillet à Mahagi, où une manifestation organisée par la société civile contre les tracasseries routières a été marquée par des coups de feu ayant fait un blessé.

    Tout est parti d’une action citoyenne visant à démanteler plusieurs postes de contrôle de la Police de circulation routière (PCR). Les organisateurs accusent cette unité de multiplier les barrières et les perceptions illégales au détriment des usagers de la route.

    Après une première opération menée au centre de Mahagi sans incident majeur, les manifestants se sont dirigés vers Ngote, situé à une trentaine de kilomètres de là. C’est à cet endroit que la situation a dégénéré.

    Selon certains témoins, des coups de feu ont été tirés alors que les manifestants tentaient d’enlever les barrières et les cônes de signalisation installés sur la route c’était le cas à Mahagi centre. Le président du Conseil territorial de la jeunesse de Mahagi a été atteint à la jambe droite.

    Jusqu’en soirée, la tension demeurait perceptible dans cette partie, où la population continuait de suivre avec inquiétude l’évolution de la situation.

    L’incident a renforcé la détermination des organisateurs de la manifestation. La société civile maintient ses revendications et exige le retrait de tous les postes de contrôle de la PCR le long des principaux axes routiers de Mahagi. Elle réclame également le départ du commandant de cette unité.

    « Nous allons poursuivre nos activités s’ils continuent. Nous sommes prêts », a déclaré Deogratias Utubwar, porte-parole de la société civile de Mahagi.

    Dans une dépêche rendue publique quelques heures après les faits, le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri a condamné avec fermeté les tirs ayant blessé le président du Conseil territorial de la jeunesse de Mahagi. L’organisation estime que ces violences sont intervenues alors que les manifestants dénonçaient des pratiques devenues, selon elle, « insupportables » sur les routes du territoire.

    Le Conseil provincial de la jeunesse exige l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités, des poursuites contre les auteurs des tirs ainsi que le remplacement du commandant territorial de la PNC à Mahagi.

    Au-delà de cet incident, la structure réclame également le démantèlement de toutes les barrières qu’elle juge illégales et la cessation des paiements forcés imposés, selon elle, par certains policiers et militaires sur plusieurs axes routiers de la province.

    Le Conseil prévient qu’en l’absence d’une réponse rapide des autorités compétentes, il lancera une mobilisation pacifique des jeunes, des associations et des mouvements citoyens de l’Ituri afin d’obtenir la fin des tracasseries routières.

    Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités policières n’avait encore été rendue publique concernant les circonstances précises des tirs survenus à Ngote.

    Verite Johnson & Désiré Uwekmeno

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