Une controverse oppose actuellement une partie des organisations membres de la Société civile Forces vives de la chefferie des Mokambo à leur sous-coordonnateur, Grégoire Thumitho, dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri.
Au centre du différend figure une correspondance datée du 11 juin 2026, adressée à la coordination territoriale de la Société civile Forces vives. Dans ce document, plusieurs associations signataires remettent en cause la gestion de la sous-coordination locale et demandent le départ de son responsable.
Les auteurs de cette démarche évoquent notamment des griefs liés à la gouvernance interne de l’organisation, à la gestion administrative ainsi qu’à l’orientation des activités menées au nom de la société civile locale. Ils sollicitent également la remise des documents administratifs et des attributs de gestion de la structure.
Joint pour réagir à ces accusations, Grégoire Thumitho rejette les reproches formulés à son encontre. Il estime que cette initiative émane d’un groupe de personnes cherchant à prendre le contrôle de la structure citoyenne.
Selon lui, plusieurs organisations ayant soutenu la démarche ne disposeraient pas, à sa connaissance, de la qualité de membres régulièrement enregistrés au sein de la sous-coordination.
« Les questions relatives à la direction de la société civile doivent être traitées conformément aux textes qui régissent notre organisation », a-t-il déclaré.
Le sous-coordonnateur affirme par ailleurs que son mandat est toujours en cours et soutient que toute éventuelle remise en cause de ses fonctions devrait suivre les mécanismes prévus par les statuts et le règlement intérieur de la structure.
À ce stade, aucune décision officielle n’a encore été rendue publique par la coordination territoriale de la Société civile Forces vives de Mahagi concernant cette affaire.
Cette situation n’est pas isolée. Elle peut rappeler des divergences internes au sein de la société civile locale, dans un contexte où plusieurs acteurs appellent à un règlement de la question dans le respect des procédures statutaires et du dialogue afin de préserver le rôle de représentation citoyenne de l’organisation.
La coordination territoriale est désormais attendue pour clarifier la situation et, le cas échéant, engager les mécanismes appropriés prévus par les textes de la société civile.
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