Les structures citoyennes et leaders communautaires de la chefferie des Alur-Djuganda, en territoire de Mahagi, ont officiellement salué la décision du ministre national des Mines suspendant les activités d’exploitation illicite de l’or par des étrangers dans la concession de Zani-Kodo.
Dans une déclaration rendue publique le 23 avril 2026 à Djalasiga et parvenue à buniaactualite.cd, ces acteurs communautaires qualifient cette mesure de « salvatrice » et en phase avec les attentes locales.
« Nous félicitons et prenons acte de la décision combien louable […] portant suspension immédiate de toutes les activités d’exploitation illicite de l’or par des étrangers […] dans le but de redorer l’image des activités minières », indiquent-ils.
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Selon eux, cette décision constitue une tentative de rétablissement de l’ordre dans un secteur marqué depuis plusieurs années par l’irrégularité et l’opacité.
Au-delà du soutien, la société civile locale met clairement la pression sur l’administration territoriale chargée de l’exécution.
« Nous demandons à l’Administrateur militaire adjoint […] de veiller à l’exécution sans faille et immédiate de ladite décision sur le terrain. Aucune dérogation ni complaisance ne doit être tolérée. »
Cette prise de position traduit une méfiance implicite vis-à-vis des pratiques locales, souvent accusées de tolérer ou de couvrir l’exploitation illégale.
Dans un ton particulièrement ferme, les signataires dénoncent également les tentatives internes de sabotage, y compris par des acteurs locaux.
« Nous mettons en garde toutes filles et fils du territoire de Mahagi […] qui tenteraient de saboter, contredire ou contourner cette décision […] pour des intérêts purement privés et égoïstes. »
Ils insistent sur le fait que les ressources minières ne doivent plus être instrumentalisées à des fins politiques ou individuelles.
Les leaders communautaires rappellent avec insistance l’obligation de respecter le cadre légal en vigueur.
« Nous exigeons que le Code minier en vigueur […] soit scrupuleusement respecté […] pour que la communauté locale tant frustrée se retrouve. »
Ils évoquent notamment les obligations liées aux cahiers des charges, aux redevances et à la protection de l’environnement, souvent ignorées dans les exploitations illicites.
Contrairement à une lecture simpliste, la déclaration ne rejette pas l’investissement étranger en soi, mais en encadre strictement les conditions.
« Nous ne sommes pas contre l’investissement minier […] mais nous voulons que la procédure soit respectée […] de bas à haut (souverains primaires d’abord). »
Cette précision est essentielle, car le conflit n’est pas économique, il est juridico-politique et de gouvernance. Les signataires alertent enfin sur les premières résistances observées dans l’application de la mesure ministérielle.
« Nous regrettons que la décision […] est en train de souffrir et contredite par certaines personnes sous prétexte de ‘manque de soubassements’. »
Rédaction

