Les autorités locales du territoire de Mahagi, en chefferie de Djukoth, ainsi que les commerçants autochtones, expriment une vive inquiétude face à la multiplication d’activités de petit commerce et de colportage exercées par des étrangers dans la région.
Une pratique considérée comme illégale et source de concurrence déloyale, notamment au centre commercial de Ndrele, dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC.
Selon une dépêche reçue ce lundi 8 décembre à la rédaction de Buniaactualite.cd, plusieurs expatriés présents à Mahagi s’adonneraient à la vente ambulatoire, au détriment des commerçants locaux qui se disent déjà fragilisés par un environnement économique instable.
Jack Pithua, sous-coordonnateur de la société civile locale, ne cache pas son indignation.
« Les expatriés sont censés aider à créer des opportunités pour notre jeunesse en chômage. Or, ils se placent en concurrence directe et illégale avec nos petits commerçants », déplore-t-il.
Pour les acteurs économiques du milieu, cette situation crée une distorsion du marché et soulève des questions quant à la régulation et à la sécurité des activités commerciales. Les règles censées encadrer le commerce formel seraient ainsi contournées, accentuant les tensions entre opérateurs économiques locaux et vendeurs étrangers.
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Face à ce qu’ils qualifient de violation manifeste des normes commerciales nationales, les leaders communautaires de Djukoth ont lancé un appel ferme.
« Les ressortissants étrangers impliqués dans le colportage sont sommés de cesser immédiatement et sans condition cette activité illicite », insiste une source locale impliquée dans le dossier.
Les autorités rappellent que toute personne étrangère souhaitant opérer dans le secteur du commerce doit créer et enregistrer une entreprise conforme à la législation congolaise. Une exigence visant à garantir un environnement économique équitable, transparent et réglementé.
Tout en réaffirmant le caractère hospitalier de la chefferie, les responsables locaux soulignent la nécessité d’un strict respect du cadre légal. Selon eux, seule une mise en conformité permettra d’assurer une coexistence harmonieuse entre commerçants autochtones et expatriés, et de préserver un climat économique sain au bénéfice de tous.
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