Le corps sans vie d’un pêcheur non encore identifié a été découvert dans la soirée du lundi 25 mai 2026 flottant sur les eaux du lac Albert, au niveau du camp de pêche Mukachi, dans le groupement Musongwa en chefferie des Mokambo, territoire de Mahagi, en province de l’Ituri.
Selon des sources locales, la victime serait un homme âgé d’environ 40 ans dont le corps présentait déjà un état avancé de décomposition au moment de la découverte.
Les mauvaises conditions météorologiques évoquées
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, les fortes perturbations météorologiques observées ces derniers jours sur le lac Albert pourraient être à l’origine du drame.
Les habitants évoquent notamment de fortes vagues et des ondulations importantes qui compliquent régulièrement la navigation sur le lac, particulièrement pour les pêcheurs opérant dans des conditions précaires.
Le chef du camp de pêche de Mukachi, Ukumu l’Amour, indique que le défunt portait un singlet aux couleurs du club espagnol FC Barcelona ainsi qu’un pantalon en jeans au moment de la récupération du corps.
Une inhumation rapide en raison de l’état du corps. Compte tenu de l’état avancé de putréfaction de la dépouille, les autorités locales et sécuritaires ont procédé à son inhumation le même soir.
La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables locaux et des services de sécurité de la zone.
Les autorités lancent désormais un appel aux habitants et pêcheurs des différents camps riverains notamment Kwero, Muguma, Ther-Arabi, Ndawe, Anoke, Kalingwa, Aruko et Mahagi-Port afin de faciliter l’identification éventuelle de la victime et retrouver sa famille.
Les règles de sécurité toujours peu respectées
Ce nouveau drame relance également les préoccupations autour des conditions de sécurité sur le lac Albert.
Malgré les rappels fréquents des autorités lacustres concernant le port obligatoire des gilets de sauvetage ; l’interdiction des navigations nocturnes ; et le respect des alertes météorologiques, plusieurs pêcheurs continuent de naviguer sans équipements adaptés.
Dans cette partie de l’Ituri, les accidents lacustres demeurent récurrents, souvent aggravés par les intempéries, le manque de moyens de sécurité et les traversées effectuées de nuit.
Emmanuel Jakisa

