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    Vue aérienne du camp de l’hôpital général de Bunia qui abrite les déplacés en provenance de Djugu
    Image d’illustration
    Photo/ Luc Malembe
    La coordination de la société civile de la chefferie des Djukoth dans le territoire de Mahagi dénonce les conditions de vie difficile dans lesquelles se trouvent actuellement plusieurs milliers de déplacés du territoire de Djugu dans le groupement de Pamitu-Amee.

    Au cours de son assemblée générale ordinaire tenue le lundi 10 septembre 2018 à Ndama, chef-lieu de cette chefferie, Maître Patrice UFOYURU, Coordonnateur de cette structure citoyenne a déclaré que les déplacés des atrocités qui ont sévi en début de cette année dans le territoire de Djugu vivent actuellement dans des conditions inimaginables, dans six sites à travers le groupement Amee. Il s’agit notamment des sites d’Amee-centre, Kothung’ola, Chobert, Dzavi, Ngberu et Adingi.
    Me Patrice UFOYURU qui craint le pire a indiqué que certains parmi ces déplacés dont le nombre dépasserait 5000, présentent déjà de signes de kwashiorkor, parfois sans habits à proprement parler et leurs enfants vivant aussi dans des conditions alarmantes n’ont pas été inscrits à l’école.

    « Ces déplacés ne reçoivent pas d’assistance humanitaire depuis qu’ils sont arrivés dans cette partie du territoire de Mahagi pourtant traversée régulièrement par des agences humanitaires qui opèrent dans le territoire de Djugu où se trouvent leurs villages d’origine détruits. Seulement quelques personnes de bonne volonté leur viennent en aide locale insuffisante » a-t-il déploré au micro de notre permanent Jean-Baptiste Bimozo.

    L’Assemblée générale ordinaire de la société civile a recommandé une descente sur terrain de cette structure citoyenne accompagnée d’une équipe de journalistes pour s’imprégner de la situation ainsi qu’une réunion conjointe entre le chef de la chefferie des Djukoth et son homologue du secteur de Walendu Pitsi ainsi que les chefs de groupements frontaliers des deux territoires, dans l’objectif d’alerter sur la prise en charge de ces déplacés.

    La Rédaction

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