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    La société civile du territoire de Mahagi, en particulier au sein de la chefferie des Alur-Djuganda, a lancé un appel solennel aux autorités militaires. L’objectif est de mettre fin aux tracasseries dont la population est de nouveau victime de la part des soldats stationnés dans cette partie de l’Ituri.

    Cet appel intervient après le rétablissement de positions militaires sur les axes routiers, suite à une brève suspension. Depuis, une résurgence des plaintes s’installe, majoritairement de la population fréquentant cet axe routier.

    Dans une interview accordée ce mardi, Joseph Berocan, de la société civile locale, a fait état d’une recrudescence des plaintes de la population. Les habitants de la chefferie des Alur-Djuganda dénonent des tracasseries répétées de la part des militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) postés à différents barrages.

    « Nous recevons déjà des plaintes de la population accusant les militaires des FARDC de tracasseries depuis leur retour dans les différentes positions de barrières sur l’ensemble de la chefferie des Alur-Djuganda », a déclaré M. Berocan. Il a ainsi exhorté les autorités militaires à tous les niveaux à donner des instructions claires à leurs troupes pour qu’elles cessent d’importuner la population.

    En parallèle, M. Berocan a invité la population à une collaboration franche avec les services de sécurité. Cette coopération est jugée essentielle pour signaler tout cas suspect et contrer l’insécurité dans le territoire de Mahagi. « Nous voulons aussi demander à notre population de collaborer avec le service de sécurité, pour barrer la route aux ennemis de la paix dans notre province, et plus particulièrement dans notre territoire de Mahagi », a-t-il ajouté.

    Cet appel de la société civile fait écho à une décision prise en juin dernier par le Général Mandevu, commandant du secteur des opérations militaires en Ituri. Au cours d’une mission d’itinérance dans les territoires de Mahagi et d’Aru, le général avait ordonné la suspension de toutes les barrières sur la route nationale numéro 27 ainsi que sur les routes de desserte agricole, précisément pour mettre fin à ces abus. La résurgence des tracasseries soulève des inquiétudes quant à l’application durable de ces directives sur le terrain.

    Rédaction

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