Sous la facilitation de la Monusco, des acteurs de la chaîne pénale de la République démocratique du Congo suivent une formation spécifique à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, en vue de lutter et prévenir l’extrémisme radical en milieu carcéral.
Cette séance, démarrée depuis le vendredi 20 septembre, est centrée essentiellement sur les techniques d’investigation contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent en milieu carcéral. Elle ira jusqu’au 1er octobre 2024.
Plus globalement, renseigne une dépêche de la Monusco Bunia, ces deux semaines d’apprentissage entendent mettre à leur disposition des outils pertinents pour prévenir ces risques et mener les enquêtes en rapport avec ces nouvelles menaces sécuritaires.
Pendant 10 jours, les participants vont donc apprendre entre autres, à :
– S’approprier la problématique de la prévention de la radicalisation et la lutte contre l’extrémisme violent en milieu carcéral ;
– Acquérir des connaissances de base permettant de maitriser les différentes démarches d’analyse criminelle numérique utilisées en investigations
– Acquérir des connaissances de base permettant de maitriser les différentes techniques d’analyse criminelle utilisées dans les enquêtes judiciaires ou la collecte et l’exploitation de renseignements en milieu carcéral.
– Lire, exploiter et analyser un relevé d’appels téléphoniques obtenu à la suite d’une réquisition.
– Manipuler les logiciels de renseignements géographiques pour les opérations de bornage et de localisation.
– Connaitre le processus de la déradicalisation/désengagement des individus extrémistes violents
– Empêcher que la prison ne devienne un terrain de prolifération du terrorisme, de la radicalisation et de l’extrémisme violent.
De plus, les participants seront initiés à la formation des formateurs. Ceci, dans le cadre du processus de désenfumage de la MONUSCO et du transfert progressif des compétences aux partenaires locaux.
Les bénéficiaires de cette formation sont au nombre de 25, dont 6 femmes. Parmi eux, figurent 10 agents de la police nationale congolaise, 5 magistrats de l’Auditorat militaire, 5 magistrats civils et 5 agents de l’Administration pénitentiaire de l’Ituri.
Une formation similaire à été organisée dans la ville de Beni au Nord-Kivu, du 9 au 19 septembre 2024, toujours avec les mêmes objectifs : outiller les acteurs de la chaîne pénale congolais en matière de lutte et prévention contre le terrorisme et l’extrémisme violent en milieu carcéral.
Récemment, la prison centrale de Bunia a vibré sous une tentative d’évasion qui a été rapidement étouffée par les services habilités.

