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    Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de maintien de la paix, a souligné l’importance des processus diplomatiques de Washington et de Doha pour la résolution du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Lors d’une conférence à Beni, dans la province du Nord-Kivu, M. Lacroix a appelé à une intensification de ces efforts pour obtenir des résultats concrets sur le terrain, notamment une diminution de la violence et un cessez-le-feu.

    Le diplomate onusien, en visite dans la région après un passage à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, a rappelé que les déclarations de Washington et de Doha contiennent des « engagements importants » de la part des protagonistes. Il a insisté sur le fait que ces processus ne doivent pas être minimisés, mais au contraire, renforcés. « Ce qu’il faut, c’est qu’ils s’intensifient, que les protagonistes s’impliquent fortement… et continuent à le faire pour obtenir les résultats concrets sur le terrain », a-t-il déclaré.

    L’objectif principal, selon M. Lacroix, est la mise en œuvre de tous les engagements pris, ce qui conduirait à un cessez-le-feu et à une diminution de la violence dans une région en proie à l’insécurité depuis des décennies.

    Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où il s’est rendu, sont toutes deux placées sous état de siège depuis mai 2021, une mesure décidée par le gouvernement congolais pour tenter de mettre fin aux activités des groupes armés.

    La visite de Jean-Pierre Lacroix intervient dans un contexte où les efforts diplomatiques se multiplient pour tenter de ramener la paix dans l’Est de la RDC. Les déclarations de Washington et de Doha visent à coordonner les actions des acteurs régionaux et internationaux pour mettre fin au cycle de violence qui affecte les populations civiles.

    « Cette visite intervient alors que dans quelques jours s’ouvrira l’Assemblée générale des Nations Unies, avec la participation, comme chaque année, des autorités congolaises à un niveau très élevé. Et dans quelques mois, le Conseil de sécurité examinera la question de la reconduction du mandat de la MONUSCO. Donc, il était important de venir en République démocratique du Congo, d’abord, pour s’entretenir avec les autorités congolaises et faire le point de nos relations et de ce qu’attendent les autorités congolaises de la MONUSCO», a-t-il affirmé, justifiant les raisons de son passage en RDC.

    Sur terrain, le Gouvernement congolais et l’AFC M23 s’accuse mutuellement de violer ces processus de paix.

    Rédaction

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