Une vive controverse secoue le championnat de la Ligue nationale de football division 2 (Ligue 2), zone de développement Est A, après les lourdes sanctions infligées à plus de huit joueurs de la Jeunesse Électronique Gambela de l’Ituri.
La décision de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), rendue publique ce lundi 30 mars 2026, fait suite aux incidents survenus lors de la 11ᵉ journée du championnat, disputée le vendredi 27 mars au stade Lumumba de Kisangani.
Selon le rapport des officiels, les joueurs de Gambela sont accusés d’avoir agressé l’arbitre central à l’issue de la rencontre. Sur cette base, Munguromo Samuel a écopé d’une suspension de huit matchs, tandis que sept autres joueurs dont Ukati Umirambe, Ngadjole David, Mupe Ogabo, Moïse Tchombe, Trésor Uronya, Abiyo Olongo et Héritier Adoki ont été suspendus pour quatre matchs chacun.
Ces décisions sont fortement contestées dans l’entourage du club iturien. Plusieurs observateurs estiment que les accusations portées contre les joueurs ne reflètent pas fidèlement le déroulement des faits sur le terrain.
Certains dénoncent une interprétation partiale des incidents et pointent du doigt la prestation de l’arbitrage, jugée insuffisante pour un match à fort enjeu. D’autres vont plus loin en évoquant une possible volonté d’influencer le classement au profit des équipes locales de Kisangani.
Au-delà des sanctions, cette affaire ravive les critiques récurrentes sur l’arbitrage dans la zone Est A. Des voix s’élèvent pour dénoncer des décisions contestables lors de plusieurs rencontres disputées à Kisangani depuis le début de la saison.
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Par ailleurs, des sources proches de Gambela affirment que certains incidents impliquant leurs joueurs, notamment l’agression présumée de Trésor Uronya par des agents de sécurité et des supporters adverses, n’auraient pas été pris en compte dans les rapports officiels.
Des appels se multiplient pour demander à la LINAFOOT de revoir sa décision afin de préserver l’équité sportive et la crédibilité du championnat.
Pour plusieurs analystes sportifs, le maintien de ces sanctions pourrait déséquilibrer la compétition et fragiliser davantage une Ligue 2 déjà critiquée pour son organisation et sa gouvernance dans la zone Est.
En attendant une éventuelle réaction officielle de la LINAFOOT, cette affaire risque de peser lourdement sur la suite du championnat et sur la participation des équipes de l’Ituri dans cette compétition nationale.
Rédaction

