Les États-Unis, appuyés par plusieurs pays européens, ont exprimé une vive inquiétude face à l’escalade de la violence à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un appel conjoint, ils exigent l’arrêt immédiat de l’offensive menée par le groupe armé M23 et les Forces de défense rwandaises (RDF), accusées de nouvelles incursions dans le Sud-Kivu.
Cette prise de position intervient alors que la région connaît depuis plusieurs jours des combats intensifs, provoquant un déplacement massif de populations vers des zones jugées plus sûres et, pour certains, vers le Burundi voisin.
Dans un communiqué, le Groupe de contact pour la région des Grands Lacs a fait part de sa « profonde préoccupation » quant à la dégradation rapide de la situation.
Il a appelé le M23 à mettre fin à ses opérations offensives, les Forces de défense rwandaises à se retirer de l’est de la RDC, l’ensemble des acteurs à respecter le cessez-le-feu et les engagements régionaux.
Le message insiste sur l’urgence de revenir à une dynamique de désescalade afin d’éviter une nouvelle catastrophe humanitaire.
Toute la journée du mardi 9 décembre, des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers d’Uvira.
Les activités socio-économiques, scolaires et même certains services administratifs ont été totalement paralysés, créant un climat de peur généralisée.
Malgré la signature récente, à Washington, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, la situation demeure confuse sur le terrain. Les habitants, pris de panique, cherchent refuge dans des zones réputées plus sûres, tandis que d’autres ont déjà fui vers les frontières voisines.
Kinshasa condamne une violation flagrante de l’accord de paix. Le gouvernement congolais a dénoncé une « violation grave de l’accord » signé à Washington et a appelé la communauté internationale à intervenir rapidement pour empêcher une détérioration supplémentaire de la situation.
Selon plusieurs sources locales, la psychose s’installe dans la ville, où les familles vivent dans l’incertitude, craignant une intensification des combats dans les heures ou jours à venir.
La communauté internationale, elle, multiplie les appels au calme, alors que les organisations humanitaires redoutent une aggravation de la crise dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflit.
Jonathan Bavonga

