La mobilisation de la société civile de Mahagi a fini par porter ses fruits. Après 2 jours de suspension des activités pour dénoncer les tracasseries imposées aux usagers de la route, les autorités provinciales ont apporté des réponses attendues par la population.
Réclamant notamment le relèvement du commandant de la Police de circulation routière (PCR) ainsi que le démantèlement des postes de contrôle jugés illégaux, la société civile dénonçait les multiples perceptions imposées aux voyageurs et aux transporteurs sur les différents axes routiers du territoire.
Pour tenter de désamorcer la crise, le gouverneur de l’Ituri a dépêché à Mahagi une importante délégation du comité provincial de sécurité conduite par le général de brigade Bony Matiti, commandant adjoint du secteur opérationnel des FARDC en Ituri.
Au cours d’une parade mixte tenue ce vendredi 24 juillet 2026 au centre de Mahagi, devant les éléments des FARDC et de la Police nationale congolaise, le général Bony Matiti a tenu un discours sans ambiguïté. Il a mis en garde les forces de sécurité contre toute forme de tracasserie envers la population.
« La population aime une armée qui la protège. Les barrières illicites, un kilomètre une barrière, un kilomètre une barrière, c’est fini désormais. Faites attention. Protégez la population », a-t-il martelé.

Illustrant les conséquences de ces pratiques, il a dénoncé les petites sommes perçues quotidiennement auprès des citoyens, qui finissent par représenter des montants considérables.
« 500 francs pris à une personne peuvent rapidement représenter 50 000 francs, voire 500 000 francs », a-t-il fait remarquer, appelant les militaires et policiers à mettre définitivement fin à ces comportements.
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Le général Bony Matiti a également insisté sur le rôle déterminant de la population dans le rétablissement de la sécurité.
« La guerre ne se gagne pas seulement avec les armes. Nous ne sommes pas partout, mais la population, elle, est partout. Elle est notre alliée. Nous devons entretenir de bonnes relations avec elle », a-t-il déclaré.
Dans cette dynamique, l’auditeur militaire de Mahagi a été instruit de veiller à l’application stricte de ces directives.
La parade s’est déroulée en présence du colonel Disanoa Lalua Jacques, administrateur militaire du territoire de Mahagi.
À l’issue des échanges avec la délégation provinciale et après avoir obtenu des garanties des autorités, la société civile a annoncé la levée de la série de journées sans activités qu’elle observait.
Au plus fort de cette mobilisation, des manifestants avaient eux-mêmes procédé au démantèlement de plusieurs barrières de la PCR avant d’en déposer les éléments au bureau de l’administrateur du territoire, en signe de protestation contre les tracasseries qu’ils dénonçaient.
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