Le Président angolais, João Lourenço, a annoncé ce jeudi 13 février 2025, qu’il mettait fin à son rôle de médiateur entre le gouvernement congolais de Kinshasa et le régime rwandais, affirmant qu’il était temps pour lui de « passer le témoin » à un autre chef d’État. Cette décision intervient alors que Lourenço se prépare à prendre la présidence tournante de l’Union africaine (UA).
Depuis plusieurs mois, l’Angola a joué un rôle de médiateur dans le conflit qui oppose la République Démocratique du Congo (RDC) au Rwanda, notamment en raison des tensions croissantes liées aux rébellions soutenues par Kigali, notamment le M23. Lourenço, fidèle à sa volonté d’instaurer un dialogue entre les deux pays voisins, a multiplié les efforts pour apaiser les tensions, tout en rencontrant à plusieurs reprises les dirigeants de Kinshasa et de Kigali.
Cependant, avec son élection à la présidence de l’Union africaine pour l’année 2025, João Lourenço a estimé qu’il était désormais nécessaire de laisser cette médiation entre d’autres mains afin de pouvoir se concentrer pleinement sur ses nouvelles responsabilités à la tête de l’UA.
« Il est temps pour moi de passer le témoin à un autre chef d’État concernant la médiation entre Kinshasa et Kigali », a déclaré le président angolais, soulignant son engagement envers la paix et la stabilité de la région des Grands Lacs. En prenant cette décision, Lourenço laisse un dossier complexe à son successeur tout en mettant en avant l’importance de la coopération africaine pour résoudre ce conflit de longue date.
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L’annonce de cette décision suscite des interrogations sur la suite de la médiation entre les deux pays et sur la manière dont la communauté internationale, ainsi que l’Union africaine, pourront intervenir pour apaiser les tensions dans la région. Les observateurs attendent désormais de voir quelle figure ou institution assumera ce rôle stratégique et comment l’UA interviendra pour trouver une solution durable à la crise dans les Grands Lacs.
Verite Johnson

