Archives

    Le ministre d’État de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, est arrivé mercredi à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, pour une visite de travail axée sur la relance de la campagne agricole et la résolution des défis auxquels font face les filières du cacao et du café dans la région.

    Accompagné de la directrice de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), le ministre a pour mission de s’entretenir avec les producteurs et les opérateurs économiques locaux afin de trouver des solutions durables aux problèmes récurrents qui entravent l’exportation des produits agricoles et menacent la sécurité des agriculteurs.

    Une visite sous le signe de la sécurisation et de l’exportation. Au cœur des préoccupations, le ministre Nzangi a souligné l’importance de sécuriser les planteurs, en particulier ceux de cacao et de café, dont les activités sont souvent perturbées par l’insécurité dans l’est de la RDC. « Je suis venu… pour que nous puissions parler avec les opérateurs et les planteurs… et essayer de régler les problèmes que nous avons dans cette région », a-t-il affirmé à la presse locale.

    Outre la question de la sécurité, le ministre s’est engagé à s’attaquer aux goulots d’étranglement qui pèsent sur l’exportation de la production locale. Ces problèmes, qui peuvent inclure des défis logistiques, des taxes excessives ou des tracasseries administratives, impactent directement les revenus des agriculteurs et la compétitivité de la filière.

    La campagne agricole en point de mire. Cette visite intervient également dans le cadre de la nouvelle campagne agricole. Le ministre a réitéré l’engagement du gouvernement à soutenir les agriculteurs de la région, un secteur vital pour l’économie locale et la sécurité alimentaire du pays.

    La présence conjointe du ministre et de la directrice de l’ONAPAC à Beni témoigne de la volonté des autorités de prendre à bras le corps les difficultés rencontrées sur le terrain et de renforcer le dialogue avec les acteurs locaux. Ils veulent « améliorer les conditions de travail des planteurs et garantir une meilleure valorisation de leurs produits sur les marchés nationaux et internationaux ».

    Ces dernières années, les agriculteurs du Nord-Kivu et de l’Ituri dans des zones où sévissent les atrocités du mouvement rebelle ADF sont confrontés à de nombreux défis.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!