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    Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a vigoureusement rejeté, dimanche, les allégations de collaboration entre son armée, les FARDC, et les rebelles hutus rwandais des FDLR. Ces accusations proviennent d’un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

    Dans un communiqué officiel, Kinshasa a affirmé avoir déjà transmis des observations écrites à l’ONU, niant « tout lien de commandement ou d’alliance politique avec le groupe rebelle ».

    Le communiqué, parvenu lundi à Buniaactualite.cd, souligne que des « instructions présidentielles strictes interdisent formellement toute collusion et que des sanctions judiciaires sont systématiquement engagées contre les militaires qui y seraient impliqués ».

    Cette réponse fait suite à la publication d’un rapport qui, tout en reconnaissant l’agression rwandaise en RDC, a également soulevé des questions sur le comportement de l’armée congolaise.

    Une réponse ferme à un rapport controversé

    Le gouvernement congolais a salué les conclusions de la Mission d’établissement des faits du HCDH, qui confirment que la crise dans l’Est du pays est un « conflit armé international impliquant la présence de troupes rwandaises sur le sol congolais». Cette reconnaissance est vue comme une « cristallisation juridique établissant que la RDC est victime d’une agression caractérisée par un État étranger ».

    Le rapport met également en avant plan les crimes massifs et systématiques commis par le groupe armé M23 et ses soutiens rwandais. Ces crimes incluent des massacres de civils, des déplacements forcés, des violences sexuelles et le recrutement d’enfants. Kinshasa insiste sur le fait que certains de ces actes, perpétrés sur la base d’un ciblage ethnique, « pourraient être qualifiés de génocide au regard du droit international ».

    Une « fausse symétrie » dénoncée. Malgré les aspects positifs du rapport pour la position congolaise, le gouvernement a jugé inappropriée toute tentative de créer une fausse symétrie entre son armée et les groupes armés. Les autorités congolaises considèrent les FARDC comme une armée républicaine qui défend la souveraineté nationale, tandis que le M23 est un groupe subversif qui agit comme supplétif d’un État voisin. Le communiqué rappelle que la stratégie de ce groupe repose sur la terreur, les crimes de masse et l’exploitation illégale des ressources naturelles, qu’il présente comme la véritable raison de l’agression.

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    Le gouvernement de la RDC a réaffirmé son « engagement à examiner de manière sérieuse toute allégation documentée contre les FARDC ». Il se dit prêt à « coopérer » avec les mécanismes d’enquête internationaux crédibles et impartiaux pour assurer la poursuite judiciaire de toute infraction. Le communiqué se termine par une réaffirmation de la détermination du gouvernement à défendre sa souveraineté, à protéger sa population et à mettre fin à l’impunité des crimes commis sur son territoire.

    Rédaction

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