Au Maroc, la République démocratique du Congo poursuit son périple vers un rêve longtemps caressé : celui d’un retour en Coupe du monde. Le chemin reste tortueux, exigeant, impitoyable même, mais les Léopards semblent avoir trouvé la détermination nécessaire pour avancer pas à pas.
Face aux Lions Indomptables du Cameroun, les Congolais ont livré un match, maîtrisant les temps forts comme les temps faibles, attendant patiemment l’instant qui fait basculer une rencontre. Et cet instant est venu là où l’on s’y attend le moins : dans les ultimes battements du temps additionnel.
Alors que tout semblait conduire les deux équipes vers une prolongation, Chancel Mbemba, capitaine et véritable métronome de la défense congolaise, a surgi comme un symbole. Sur un corner parfaitement exécuté, il s’est parfaitement placé pour mettre la balle au fond. Un but libérateur, un but de patron, un but qui change le destin.
Un unique but, mais un but qui suffit. La RDC décroche ainsi son billet pour la finale des barrages africains, cette ultime étape du nouveau format instauré pour les qualifications mondiales. Désormais, un seul obstacle sépare les Léopards du ticket menant vers une autre route au mondial : le Nigeria.
Les Super Eagles, qui ont disposé du Gabon un peu plus tôt dans la soirée, s’avancent comme un adversaire redoutable, habitué des grands rendez-vous et armé d’un effectif bourré d’expérience. Mais à ce stade, tout est possible. Et surtout, tout se joue sur un match.
La finale se jouera également au Maroc, terrain neutre mais devenu le théâtre d’une ambition congolaise qui prend forme jour après jour. Les Léopards savent qu’ils n’ont plus le droit à l’erreur. Pour quitter l’Afrique et rejoindre la grande scène mondiale, il faudra faire preuve de la même solidité, du même sang-froid… et peut-être du même héroïsme que celui offert face au Cameroun.
La route est encore longue, certes. Mais chaque pas compte.
Verite Johnson

