Plusieurs éléments de la Police nationale congolaise (PNC), dont un commissaire, ont été interpellés et sont actuellement auditionnés à l’Unité de protection des hautes personnalités (UPHP), à la suite de la dispersion violente d’une manifestation de médecins devant l’Hôtel du Gouvernement à Kinshasa.
Selon les informations rapportées par Mediacongo, ces policiers ont été identifiés pour avoir fait usage d’un canon à eau afin de disperser les professionnels de santé, qui réclamaient le paiement de leurs primes.
Les images de cette intervention policière, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique et des milieux médicaux. Plusieurs voix ont dénoncé le recours à la force contre des agents de santé mobilisés dans la lutte contre une épidémie qui continue de progresser dans plusieurs provinces du pays.
L’ouverture de ces auditions intervient dans un contexte marqué par les difficultés de prise en charge des équipes de première ligne dans l’épidémie d’Ebola à travers la province.
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Quelques heures auparavant, le gouvernement avait reconnu l’existence de retards dans le paiement des primes des intervenants de la riposte, invoquant notamment des problèmes de recensement des effectifs, d’harmonisation des barèmes et de transfert des fonds.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles sanctions disciplinaires ou judiciaires à l’encontre des policiers concernés. Les auditions en cours devraient permettre d’établir les responsabilités dans cette intervention controversée.
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