Quatre détenus se sont évadés dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre 2026 du cachot du commissariat de police de Nsumbula, dans le territoire de Tshikapa, province du Kasaï. Le policier chargé de leur surveillance a également disparu, abandonnant son arme au commissariat.
Selon les informations rapportées par l’Agence congolaise de presse (ACP), les détenus auraient préparé leur fuite en endommageant progressivement le mur de leur cellule, jusqu’à parvenir à en retirer plusieurs briques.
« Les détenus se sont évadés après avoir réussi à endommager le mur du cachot en descellant certaines briques », a déclaré Étienne Feraza, secrétaire du commissariat de police de Nsumbula.
D’après ce responsable, les prisonniers auraient profité d’un moment où ils avaient demandé de l’eau pour fragiliser la structure du mur, avant de s’échapper pendant la nuit.
Mais au-delà de cette évasion, la disparition du policier affecté à leur surveillance soulève des interrogations sur les circonstances de l’incident.
« Après vérification, nous avons constaté que le policier commis à la garde avait également pris la fuite, abandonnant son arme au siège du commissariat », a précisé Étienne Feraza à l’ACP.
Les raisons de cette fuite restent inconnues. Aucun élément communiqué à ce stade ne permet d’établir une éventuelle complicité du policier dans l’évasion des quatre détenus.
Cet incident pose néanmoins la question des conditions de sécurisation des cachots policiers, notamment de la solidité des infrastructures et des dispositifs de surveillance des personnes privées de liberté.
Les informations disponibles ne précisent ni les faits reprochés aux détenus évadés ni les éventuelles opérations de recherche engagées pour les retrouver.
Les circonstances exactes de l’évasion et de la disparition du policier restent donc à élucider.
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