
Il y a quelques semaines, soit environ un mois, c’était la joie totale dans sa famille quand il s’est officiellement marié. Mais il n’a suffi qu’une petite seconde pour que cette joie se transforme en tristesse. Monsieur Claude, un jeune opérateur économique, a été tué, tiré à bout portant, ce samedi 05 octobre, près de l’aéroport de Bunia, chef-lieu de l’Ituri.
Un nouvel acte de violence, marquant la persistance de la criminalité urbaine, qui plonge de nouveau la population dans l’inquiétude. Claude, la victime, est un agent d’une maison de transfert de monnaie mobile, M-Pesa. Il a été froidement abattu dans la soirée du 05 octobre, précisément au quartier Bakongolo, connu sous le nom Kanyasi, dans la commune de Mbunya, non loin de l’aéroport de Bunia.
Les faits se sont produits aux alentours de 19 h, heure locale, lorsque des bandits armés non autrement identifiés ont surgi de nulle part pour commettre le forfait, avant de disparaître aussitôt arrivés.
Grièvement blessé, Monsieur Claude a été rapidement évacué vers l’hôpital SOFEPADI dans l’espoir de recevoir des soins d’urgence. Malheureusement, malgré les efforts des services médicaux, il a succombé à ses blessures peu de temps après son arrivée, victime d’une hémorragie massive, rapporte une source à buniaactualite.cd
Sur une séquence vidéo, l’on pouvait apercevoir le changrin et la colère qui ont enveloppé des personnes autour de cette structure sanitaire. Des pleurs qui transcendent la douleur face à cet acte odieux.
Les autorités locales n’ont, pour l’heure, pas identifié les auteurs de cet assassinat ni les motivations derrière, mais une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver les coupables.

Le jeune homme laisse derrière lui une épouse enceinte qui est inconsolable, comme d’ailleurs d’autres membres de la famille. Le rêve de son mari s’est brutalement arrêté.
Des opérateurs économiques, principalement des agents M-Pesa, sont de plus en plus victimes de la criminalité urbaine à Bunia ces derniers mois. Certains auteurs de cette insécurité sont parfois arrêtés par les services de sécurité, sans que cela mette fin à cette situation.
Jacob Botombe
