À l’occasion de la Journée internationale de souvenir aux victimes du terrorisme, célébrée chaque 21 août, la société civile force vive de l’Ituri a dressé un bilan alarmant des exactions commises par les groupes armés, notamment les terroristes étrangers des ADF, qui continuent de semer la terreur dans la région.
« C’est une question qui devient de plus en plus alarmante, particulièrement dans la province de l’Ituri, mais également au Nord-Kivu », a déclaré Maître Jean-Marie Ezadri, coordonnateur adjoint de cette structure citoyenne.
Selon lui, la situation sécuritaire s’aggrave de jour en jour. Les civils paient le prix fort : des milliers de morts, des populations massivement déplacées et de nombreux biens pillés ou détruits.
« Si l’on doit faire un bilan, les dégâts sont énormes : des milliers de personnes tuées, des milliers d’autres déplacées. Et en ce qui concerne les biens perdus, n’en parlons même pas ! », a-t-il déploré.
Un appel pressant à l’État
Face à cette situation dramatique, la société civile reconnaît ses limites. À la question de savoir si elle pourrait, à elle seule, délivrer l’Ituri de ces groupes terroristes, Maître Ezadri répond sans détour :
« La solution ne peut venir que des autorités étatiques. C’est à elles de mettre fin à ces pratiques barbares, de démanteler les groupes armés et de restaurer l’autorité de l’État. »
Il rappelle que la société civile ne détient pas la force coercitive, mais joue un rôle crucial de sensibilisation, de mobilisation citoyenne et d’accompagnement du processus de paix.
Quid de la réparation des victimes ?
Sur la question des réparations pour les victimes de ces violences, Maître Marc Djeta, défenseur des droits de l’homme, indique que celles-ci seront prises en charge par le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV).
« En priorité, les victimes de violences sexuelles liées aux conflits sont concernées, suivies des victimes des crimes graves« , précise-t-il.
Il affirme également que le processus d’enregistrement des victimes a débuté cette année 2025 au bureau du FONAREV, offrant un espoir de justice et de réparation pour ceux qui ont tout perdu.
Dorcas Faya

