Après l’étape de Kinshasa, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé à Bunia ce samedi 3 octobre 2026 pour une visite placée sous le signe de la politique, de l’humanitaire et de la santé.
À son arrivée à l’aéroport de Bunia, il a été accueilli par le comité provincial de sécurité, conduit par le gouverneur militaire de l’Ituri.
Le ministre français a ensuite pris la direction de Rwampara, où il a visité le centre de traitement d’Ébola. Cette étape intervient alors que la province de l’Ituri continue de faire face à une importante crise sanitaire liée à l’épidémie.
La visite du centre lui a permis de prendre connaissance de la réponse apportée sur le terrain face à l’épidémie et des efforts engagés dans la prise en charge des patients.
La veille, le Quai d’Orsay avait présenté le déplacement de Jean-Noël Barrot en Ituri comme une visite à la fois politique, humanitaire et sanitaire. Un déplacement qui intervient dans un contexte où la mobilisation des acteurs locaux et internationaux reste importante pour contenir l’épidémie.
Dans sa délégation figurait notamment le professeur Jean-Jacques Muyembe, figure majeure de la riposte contre les épidémies en République démocratique du Congo et directeur de l’INRB.
Après Rwampara, Jean-Noël Barrot a poursuivi son programme à Bunia avec une rencontre avec la SOFEPADI, organisation congolaise engagée dans la défense et la promotion des droits des femmes et des enfants.
Au cours de cette rencontre, le ministre français a réaffirmé l’engagement de la France aux côtés du gouvernement congolais.
Il a également annoncé la signature du FEF, dans le cadre de l’accès à la justice et de la réparation en faveur des femmes et des filles victimes de violences sexuelles en temps de conflit.
Pour la SOFEPADI, la présence du ministre français à Bunia constitue aussi une reconnaissance des efforts accomplis localement.
« C’est pour nous une considération, une joie. Ce sont des visites comme ça qui permettent de mettre en avant les efforts locaux dans la lutte à tous les niveaux, mais aussi sur des questions spécifiques comme Ébola, sécurité », a déclaré Sandrine Lusamba, parlant au nom de la SOFEPADI.
Elle estime également que ces échanges ont permis au ministre de rassurer les acteurs locaux sur l’attention portée par la France à la situation en Ituri et sur son engagement aux côtés du gouvernement congolais.
Jean-Noël Barrot n’a pas passé la nuit en Ituri. Sa visite aura néanmoins permis de mettre en lumière deux préoccupations majeures de la province : la réponse à l’épidémie d’Ébola et la protection des femmes et des enfants dans un contexte encore marqué par les violences.
Le ministre français doit ouvrir, le 6 octobre à Paris, la 7ᵉ conférence nationale humanitaire.
Rédaction

