La situation sécuritaire en Ituri connaît une dégradation alarmante. Selon une mise à jour publiée le 15 août 2025 par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), une série d’attaques menées entre le 11 et le 13 août dans le territoire de Djugu a coûté la vie à sept civils et blessé 13 autres.
Parmi les localités touchées figure Iga Barrière, ainsi que plusieurs sites accueillant des personnes déplacées, dont Lindji, Iga 1 et Mudhu.
Ces violences surviennent dans un contexte déjà tendu. Depuis le 13 juillet, affrontements et attaques se multiplient dans les zones de santé de Nizi, Linga, Fataki et Lita. Le bilan est lourd : 47 morts, 33 blessés, plus d’une dizaine d’enlèvements et environ 82 800 nouveaux déplacés en un mois. Les pillages et incendies ont détruit plusieurs centaines de maisons et entraîné la perte de plus de 2 300 têtes de bétail.
Les conséquences humanitaires sont sévères. Dans la zone de santé de Nizi, neuf structures médicales sur douze ne fonctionnent plus, privant la population d’accès aux soins. De nombreuses familles déplacées trouvent refuge dans des écoles et églises, perturbant les services publics. La paralysie de la Route Nationale 27, axe vital pour le ravitaillement, isole près de 256 500 personnes de toute assistance humanitaire.
Au sud de la province, le territoire d’Irumu subit lui aussi une recrudescence d’attaques, attribuées aux ADF. Entre le 26 et le 28 juillet, 52 civils ont été tués dans la zone de santé de Komanda, dont 43 à Komanda-Centre. Au total, au moins 127 civils ont trouvé la mort en Ituri entre le 27 juin et le 12 août.
Face à cette spirale de violence, OCHA appelle toutes les parties à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils et garantir l’accès humanitaire aux zones touchées.
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