Une série d’interpellations visant plusieurs responsables locaux à Ariwara, dans le territoire d’Aru, suscite de nombreuses réactions au sein de la population locale de cette partie du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon des informations recueillies par buniaactualite.cd auprès de plusieurs sources concordantes, le coordonnateur de la société civile de la chefferie des Zaki, le président du conseil local de la jeunesse ainsi que son vice-président et le chef d’un quartier d’Ariwara auraient été interpellés depuis le vendredi 3 juillet 2026.
Les mêmes sources indiquent que le président local de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) serait convoqué ce samedi 4 juillet au commissariat de la Police nationale congolaise d’Ariwara, tandis que le chef de la chefferie des Zaki serait attendu à Bunia le lundi 6 juillet.
Un habitant d’Aru, ayant requis l’anonymat, affirme qu’une équipe de sécurité venue de Bunia mènerait actuellement ces opérations.
« Il y a une équipe de sécurité venue de Bunia qui exécute ces interpellations visant principalement des leaders communautaires d’Ariwara », a-t-il déclaré.
À ce stade, cette affirmation n’a toutefois pas pu être confirmée de manière indépendante, bien que des sources proches des responsables des structures interpellées confirment la nouvelle.
Ces développements interviennent dans un contexte marqué par des préoccupations persistantes autour de la situation sécuritaire à Ariwara. Plusieurs acteurs locaux estiment que les interpellations pourraient être liées aux prises de position publiques de certains responsables communautaires, notamment à un mémorandum rendu public le 24 avril dernier par les forces vives au sujet de l’insécurité dans cette partie de l’Ituri.
Cette hypothèse n’a cependant fait l’objet d’aucune confirmation officielle.
« Nous demandons que les autorités apportent des explications sur les motifs de ces mesures et veillent au respect des droits et des garanties procédurales des personnes concernées », a déclaré un acteur local.
Au moment de la publication de cet article, ni les autorités administratives, ni les services de police, ni les autorités judiciaires ne s’étaient exprimés officiellement sur ces interpellations, leurs motifs ou la situation juridique des personnes concernées.
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La rédaction a entrepris des démarches auprès des autorités compétentes afin d’obtenir leur version des faits. Celle-ci sera publiée dès sa réception, conformément au principe du contradictoire et de l’équilibre de l’information.
En attendant, plusieurs acteurs de la société civile invitent la population au calme, appellent au respect de la loi et demandent aux autorités de communiquer rapidement afin de dissiper les inquiétudes grandissantes au sein de la communauté.
Rédaction

