Une adolescente d’environ 15 ans a été tuée par balle lundi 19 octobre 2026, dans le groupement Batala, au marché de Centrale Soleniama, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC).
Selon plusieurs alertes parvenues à Buniaactualite.cd, un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) serait à l’origine du tir mortel, à la suite d’un différend présumé lié à l’achat de maïs grillé.
Le drame s’est produit entre 16 et 17 heures, en chefferie des Baboa-Bokoe, sur l’axe de la route nationale numéro 27 (RN27), à seulement quelques kilomètres de la ville de Bunia, capitale provinciale.
A lire aussi : Ituri : un militaire accusé d’avoir tué deux civils à Biakato, lui-même victime de justice populaire
D’après les premières informations recueillies par la rédaction, la victime vendait du maïs grillé, communément appelé « tuska » dans la région. Un militaire aurait acheté cette marchandise avant de réclamer la monnaie qui devait lui être rendue.
Selon l’une des sources locales, le temps pris par l’adolescente pour restituer la différence aurait provoqué une altercation, au cours de laquelle le militaire aurait ouvert le feu sur elle.
Cette version des circonstances reste toutefois à confirmer par une enquête. Aucun témoignage direct suffisamment détaillé ni aucune communication officielle ne permettent, à ce stade, d’établir avec certitude le déroulement des faits ou le mobile du tir.
Les différentes alertes reçues par notre rédaction présentent également une légère divergence concernant l’âge de la victime. Certaines sources l’estiment entre 13 et 14 ans, tandis que d’autres parlent d’une adolescente de 15 ans.
Les informations concordent néanmoins sur le lieu de l’incident, la date du lundi 19 octobre et la mise en cause d’un élément présenté comme appartenant aux FARDC.
Cet événement soulève de nouvelles préoccupations concernant la protection des populations civiles, particulièrement des enfants exerçant de petites activités commerciales dans les zones où sont déployés des militaires.
Si les circonstances rapportées sont confirmées, ce drame poserait également la question de la responsabilité pénale de l’auteur du tir et des mesures disciplinaires susceptibles d’être engagées au sein de l’armée.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune réaction officielle des autorités militaires n’était disponible. Il n’était pas non plus établi si le militaire mis en cause avait été identifié, interpellé ou désarmé.
Cependant, ces dernières années, beaucoup d’incidents impliquant des militaires auteurs présumés du meurtre des civils sans armes ont été documentés à travers l’Ituri.
Rédaction

