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    Lundi noir à Mahagi, dans la province de l’Ituri. Deux drames successifs ont endeuillé cette partie du territoire, semant la consternation au sein de la population du nord-est de la République démocratique du Congo. 

    Tout d’abord à Panduru, dans le village Ramazani, un policier aurait étranglé son épouse avant d’être maîtrisé par ses collègues et remis entre les mains de la justice. Un acte tragique qui a profondément choqué les habitants.

    Le même jour, dans la chefferie des Wagungu, un autre drame est venu assombrir davantage l’atmosphère : la mort d’un jeune homme, survenue dans des circonstances encore floues, seulement trois jours après son mariage.

    La disparition du jeune marié a provoqué la colère de ses proches et des habitants du village qui sont descendus dans la rue pour exprimer leur indignation.

    La tension a rapidement dégénérée. Les forces de l’ordre, dépêchées sur place pour rétablir le calme, ont fait usage d’armes à feu. Deux personnes ont été tuées et trois autres blessées lors de cette intervention.

    « Le village n’a pas bien accepté la mort de leur frère, plusieurs pensent qu’elle aurait une origine mystique », explique Innocent Wabekudu, président de la société civile de Mahagi.

    Les blessés ont été admis à l’hôpital pour des soins appropriés.

    M. Wabekudu plaide pour que les victimes soient enterrées dans la dignité et appelle le gouvernement Congolais à accompagner les familles endeuillées dans cette épreuve douloureuse.

    Un lundi lourd de tristesse, qui rappelle combien la paix et la sérénité restent fragiles dans certaines communautés du territoire de Mahagi.

     

    Rédaction

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