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    Face à la persistance des tensions et des conflits intercommunautaires en Ituri, le journaliste indépendant Germain Aboki lance un appel retentissant aux autorités et à la société civile. Sa proposition est  » l’introduction immédiate d’un module scolaire sur « la paix et la cohabitation pacifique » dans toutes les écoles de la province.

    Selon lui, la clé d’une paix durable en Ituri, province sous état de siège depuis maintenant 4 ans, réside dans l’éducation des nouvelles générations.

    L’École, premier chantier de la réconciliation

    Témoin privilégié des « douleurs, divisions et méfiances » qui rongent la province, M. Aboki pose un constat sans appel : « la paix durable ne viendra pas d’en haut, elle doit être semée à la base. » L’école, lieu de socialisation par excellence, est ainsi désignée comme le terreau idéal pour déconstruire les préjugés et préparer une génération « capable de bâtir une province réconciliée. »

    Le programme envisagé ne serait pas une simple annexe, mais une intégration concrète et contextuelle. Il serait inclus dans les cours existants d’éducation civique et morale, avec un contenu spécifiquement adapté à la réalité locale de l’Ituri.

    « Nous avons le devoir de transformer les blessures du passé en leçons pour demain, » insiste le journaliste, soulignant l’urgence d’agir.

    Un contenu pédagogique axé sur le dialogue et la diversité

    Le journaliste Aboki détaille les trois piliers de sa proposition pour le curriculum scolaire de paix :

    Contenu pédagogique adapté : Un enseignement ancré dans le contexte iturien, évitant les généralités pour aborder frontalement les racines des conflits locaux.

    Outils pour le dialogue : Des leçons visant à comprendre les causes profondes des violences, à développer les compétences en dialogue intercommunautaire, et à valoriser la diversité culturelle de l’Ituri.

    Formation des enseignants : Un volet essentiel pour former les formateurs, leur permettant de transmettre ces valeurs de vivre-ensemble avec la « sensibilité et l’engagement » nécessaires.

    « Chaque jour sans paix est une journée volée à l’avenir de nos enfants, » alerte-t-il, faisant de cette initiative une responsabilité collective.

    Le journaliste, dans son texte partagé sur les réseaux sociaux et consulté par buniaactualite.cd ce samedi 27 septembre 2025, remet l’initiative entre les mains de la province, exhortant à « faire de l’éducation un outil de paix en Ituri » et à « redonner à l’Ituri l’espoir d’un avenir commun. »

    Rédaction

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