Un agriculteur d’une quarantaine d’années, dont l’identité n’a pas été révélée, est décédé lundi 5 janvier 2026 dans un cachot des présumés miliciens Maï-Maï à Mambopi, dans le groupement Bakaeku, chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
L’information a été rapportée ce mercredi 7 janvier par Grâce Kakine, activiste des droits humains au sein de l’ONG Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), antenne de Mambasa.
« Le drame s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi. La victime aurait été torturée avant de succomber à ses blessures. Son codétenu, quant à lui, a été admis dans un état critique dans une structure sanitaire », a expliqué M. Kakine.
La CRDH condamne cet acte et appelle les Forces Armées de la RDC (FARDC) à restaurer l’autorité de l’État dans la zone.
La chefferie de Babila Babombi fait face depuis plusieurs années à la prolifération de groupes armés, certains se revendiquant patriotes « Wazalendo », d’autres se présentant comme des milices d’autodéfense.
A lire aussi : Malgré l’état de siège, la FRPI impose sa loi : 5 personnes fusillées, accusées d’avoir tué par sorcellerie un officier
Dans les zones qu’ils contrôlent, de nombreux cas de violations des droits humains sont régulièrement documentés, notamment des assassinats de civils, pillages, tracasseries et autres abus.
Malgré l’instauration de l’état de siège il y a plus de 4 ans en province de l’Ituri, certains groupes armés continuent à imposer leurs lois dans quelques entités de l’Ituri. C’est le cas des zones sous contrôle des miliciens de la Codeco, FRPI, CRP…
Yves Romaric Baraka

