La Dynamique Daniel Uyewa Cwinya’ay (DDUC) et son équipe engagée dans les initiatives de remise volontaire d’armes en Ituri affirment avoir été la cible d’une nouvelle attaque armée dans le territoire de Djugu. Dans une déclaration rendue publique vendredi à Bunia, les responsables de cette structure dénoncent une embuscade qui aurait fait un blessé et détruit un véhicule utilisé dans le cadre de leurs activités de sensibilisation.
Selon le document signé par leur porte-parole, Moïse Umirambe Udaga, les faits se seraient produits dans la soirée du 11 juin 2026, vers 19 heures, au village de Koliba, dans le groupement Lingo, non loin du secteur de Wolda. Les membres de l’équipe revenaient de leurs activités de terrain lorsqu’ils auraient essuyé des tirs d’armes à feu.
La DDUC indique que trois de ses membres, identifiés comme Unen Udjanga, Moïse Lombu et Dzdifu Ngadjole, se trouvaient à bord d’un véhicule de marque Prado au moment de l’attaque. Selon leur témoignage, le véhicule a été fortement endommagé tandis que Moïse Lombu a été grièvement blessé à la cuisse. Il a été évacué et pris en charge dans une structure sanitaire de Bunia.
Dans sa déclaration, l’organisation attribue cette attaque aux combattants de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), mouvement rebelle dirigé par Thomas Lubanga. Une accusation qui n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante au moment de la publication de cet article.
Les responsables de la DDUC estiment que cette embuscade s’inscrit dans une série d’attaques visant les acteurs engagés dans la promotion de la paix et le processus de désarmement volontaire en Ituri. Ils rappellent notamment plusieurs incidents survenus entre novembre 2025 et avril 2026, au cours desquels des sensibilisateurs communautaires auraient été tués ou visés par des tentatives d’assassinat.
« Cette énième attaque contre l’équipe de sensibilisation pour la paix est d’autant plus condamnable que nous ne sommes pas à notre première dénonciation », écrivent les signataires du document.
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités provinciales et judiciaires à prendre des mesures urgentes. Elle demande notamment au gouverneur militaire de l’Ituri de renforcer la sécurité des membres de son équipe et à l’Auditorat militaire supérieur d’ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de les traduire en justice.
« Les dignes fils de notre province qui se sont battus pour le retour de la paix ne doivent en aucun cas devenir les cibles de ceux qui cherchent à semer le chaos », soutient la déclaration.
Cette dénonciation intervient dans un contexte sécuritaire qui demeure préoccupant dans plusieurs zones de l’Ituri, où les initiatives de désarmement communautaire et de sensibilisation en faveur du retour à la paix se poursuivent malgré les menaces persistantes des groupes armés.
Rédaction

