Quatre enfants âgés de 5 à 11 ans, séparés de leurs familles lors des violences survenues dans le territoire de Djugu, en Ituri, ont retrouvé leurs proches après avoir été pris en charge par des Casques bleus de la MONUSCO.
Les enfants avaient été séparés de leurs familles dans la soirée du 27 septembre 2026, lorsque des violences dans les localités de Nyampala et Rhoo avaient provoqué d’importants mouvements de populations.
Face à l’insécurité, plusieurs habitants et personnes déplacées du site de Rhoo avaient fui à la recherche d’un lieu sûr. Selon la MONUSCO, plus de 3 100 personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, avaient trouvé refuge auprès de sa base de Rhoo au cours de la nuit.
C’est pendant cette fuite que les quatre enfants, âgés respectivement de 5, 6, 10 et 11 ans, ont perdu le contact avec leurs familles. Ils se sont retrouvés à Pimbo, à plusieurs kilomètres du lieu où leurs proches avaient trouvé refuge.
Retrouvés à Pimbo puis transférés vers leurs familles
Les enfants ont ensuite été retrouvés et pris en charge par des Casques bleus népalais basés à Fataki, indique la MONUSCO.
Des démarches ont alors été entreprises pour rechercher leurs familles et organiser leur réunification.
Le 29 septembre, à 18h15, les enfants ont été confiés aux Casques bleus bangladais à la base de Bayoo. Ils ont ensuite été conduits vers Drodro, où leurs proches avaient trouvé refuge.
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Après vérification de leur identité et de celle des personnes venues les accueillir, les quatre enfants ont finalement retrouvé leur mère, leur grand-mère ainsi que d’autres membres autorisés de leurs familles.
Les retrouvailles se sont déroulées en présence notamment du chef du village de Ndjala et du président du comité des personnes déplacées de Djiangi.
« Ces enfants ont vécu une expérience traumatisante et leurs familles craignaient le pire. Aujourd’hui, grâce à l’engagement des Casques bleus de la MONUSCO et à la coopération des autorités locales, ils ont retrouvé les leurs », a déclaré le chef du village de Ndjala, cité par la MONUSCO.
Un membre de la famille a également témoigné du soulagement des proches après deux jours d’incertitude.
« Nous n’avons jamais cessé de les chercher, mais nous ignorions où ils se trouvaient. Les revoir sains et saufs est une bénédiction », a-t-il déclaré.
Cette réunification intervient dans un contexte de nouvelles violences dans plusieurs zones du territoire de Djugu ayant entraîné des mouvements de populations et contraint des civils à chercher refuge autour de certaines positions de la MONUSCO.
Avec PIO MONUSCO

