L’opération est baptisée « Secure Harvest » ou « récolte sécurisée » en anglais. Elle est initiée par la Monusco dans plusieurs villages de la province de l’Ituri, au Nord-Est de la République démocratique du Congo. Elle s’avère « salvatrice » pour des habitants des zones concernées.
Grâce aux casques bleus de la Monusco, des habitants d’une quarantaine de villages en proie à l’insécurité en Ituri peuvent accéder à leurs champs, révèle une dépêche du service de l’information publique de la Monusco à Bunia, consultée par buniaactualite.cd ce dimanche 10 novembre 2024.
Il s ‘agit des localités de Ladhejo, Laudho, Logo Takpa, Ala, Sanduku, Gina, Djiba… dans le territoire de Djugu ; Beyi, Mangiva, Holu,Ndenge… ou Budana dans celui d’Irumu, ou encore des villages de Schubert, Amee, Djalsabo dans le territoire de Mahagi.
Ici, en raison de l’activisme des groupes armés, notamment Codeco, Zaïre, ou des ADF, les populations accèdent difficilement à leurs champs pour des activités agricoles. Ce qui a pour conséquences la rareté de vivres, et donc inévitablement la hausse des prix de quelques produits agricoles disponibles sur les marchés locaux.
L’opération « récolte sécurisée » a été lancé dans ces zones depuis le 1er septembre 2024. Elle ira jusqu’au 31 décembre 2024. Au stade actuel, au moins 360 patrouilles de sécurisation ont été menées par les casques bleus (bangladais) de la MONUSCO rien que pour le seul mois d’octobre dans plus de 40 villages en Ituri.
Ces opérations permettent aux agriculteurs d’accéder à leurs champs face aux menaces des groupes armes qui circulent avec leurs armes dans la région. Mais surtout de récolter les produits agricoles dont le manioc, le maïs, le haricot, les patates douces, les choux, les ananas, et de lutter ainsi contre la pauvreté. Selon la société civile de Bahema Nord, ces vivres étaient chaque fois pillés par des hommes armés.
« La MONUSCO a organisé des patrouilles et c’est beaucoup et ça permet encore à d’autres personnes qui ont besoin de se rendre dans les champs de cultiver, de défricher et les gens-là travaillent aussi aisément, il n’y a pas beaucoup de psychose parce que c’est vrai que la MONUSCO a monté des patrouilles diurnes tout comme nocturnes. J’espère un peu que c’est notre soulagement maintenant les gens récoltent leurs produits, il n’y a pas peur. Il y avait des assaillants de la Codeco qui venaient brûler et défricher dans la nuit, mais en tout cas, vraiment, maintenant ça n’existe pas », a laissé entendre Charité Banza, président de la société civile des Bahema Nord, qui salue cette opération.
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