La province de l’Ituri a célébré, le 10 décembre, la Journée internationale des droits de l’homme sous le thème : « Les droits de l’homme, un mythe ou une réalité en RDC en général et en Ituri en particulier ? ». Une cérémonie a été organisée dans la salle polyvalente de la commune Mbunya, à Bunia, où plusieurs défenseurs des droits humains venus des territoires de Djugu et d’Irumu ont été officiellement décorés et ont prêté serment.
Les participants provenaient notamment de Djugu, d’Iga-Barrière dans la chefferie de Bahema Baguru, ainsi que du territoire d’Irumu.
Sous la supervision d’Isaac Kitwa Merveille, coordonnateur provincial de l’Inspection nationale des droits de l’homme, ils ont juré fidélité à la nation et se sont engagés à défendre les droits humains, ainsi qu’à dénoncer toute violation constatée dans leurs zones de compétence.
Isaac Kitwa a rappelé l’importance d’un travail rigoureux et impartial :
« Les violations des droits de l’homme en Ituri sont sensibles. Il suffit qu’un rapport ne soit pas cohérent et cela devient très grave », a-t-il averti.
Représentant la bourgmestre de la commune Mbunya, un responsable local a insisté sur la mission profonde qui incombe aux activistes, comparant leur rôle à celui « d’une église au milieu du village ».
Il a exhorté les nouveaux décorés à bannir toute forme de communautarisme et à exercer leurs fonctions avec neutralité.
« La mission qui est la vôtre vous oblige à travailler pour l’intérêt supérieur de la nation et à faire toujours preuve d’impartialité », a-t-il déclaré.
Sous les regards attentifs d’un public venu nombreux, les nouveaux défenseurs des droits humains ont prêté serment, officialisant ainsi leur mandat sur l’ensemble du territoire provincial.
Le représentant du bourgmestre de Mbunya a rappelé les implications d’un tel engagement. « Nul n’ignore les conséquences de violer un serment public », a-t-il souligné.
Le coordonnateur national des droits humains a annoncé qu’une équipe se rendra prochainement dans les territoires de Mahagi et de Mambasa pour y implanter l’organisation. Cette démarche vise à renforcer la promotion des droits humains jusqu’à ce qu’elle devienne, selon ses mots, « une coutume provinciale et un langage commun ».
Les activistes décorés sont désormais attendus sur le terrain pour produire un travail efficace et fidèle à l’engagement pris lors de cette cérémonie mémorable.
Dorcas Faya

